David Perron

Photo : David Perron Crédit : Agence QMI

LNH

Un style fait pour Perron à Edmonton

Publié | Mis à jour

Une fois la poussière retombée, David Perron a réalisé une chose : il est tombé dans un moule parfait pour lui, chez les Oilers d’Edmonton.

Dix jours après avoir été échangé aux Oilers par les Blues de St. Louis, l’attaquant québécois avoue qu’il est avant tout excité de se retrouver dans le nouveau style de jeu préconisé dans la capitale albertaine.

Perron se retrouvera avec une formation qui a plusieurs jeunes bourrés de talent. Les Jordan Eberle, Ryan Nugent-Hopkins et Taylor Hall n’en sont que quelques exemples.

«C’est certain que ce sera plaisant de jouer avec eux, j’ai hâte, mais j’aime surtout la mentalité des Oilers, a-t-il affirmé en entrevue avec la chaîne TVA Sports, samedi.

«Nous tenterons de jouer comme les Red Wings de Detroit ou les Blackhawks de Chicago, des équipes avec plusieurs joueurs qui ont grandi dans le même moule.

«Nous préconiserons la possession de rondelle. J’adore ça, c’est en jouant dans un style semblable que j’ai réussi à me tailler une place dans la LNH.»

Il s'agissait d'une première transaction pour Perron, qui a été secoué sur le coup. Mais l'attaquant de 25 ans soutient qu'il est maintenant passé à autre chose.

«Je crois que j'ai tourné la page plutôt rapidement, la poussière est retombée. Les derniers jours ont fait du bien, afin de m'adapter.»

Les Oilers devant les Blues?

Le joueur originaire de Sherbrooke voit grand, avec sa nouvelle équipe.

«Dans notre progression, nous sommes peut-être deux ans en retard sur les Blues, croit-il. Je pense tout de même que nous terminerons devant eux.»

À l’instar de Perron, les dirigeants des Oilers en seront également à leur première saison avec l'équipe. Craig MacTavish, en tant que directeur général, et Dallas Eakins, comme entraîneur-chef, ont tous été nommés dans leurs fonctions plus tôt cet été.

Perron a justement parlé pour la première fois avec Eakins au cours des derniers jours.

«Nous ne sommes pas entrés dans tous les détails, mais nous avons parlé brièvement du système de jeu qu’il voulait implanter, a-t-il expliqué. C’est certain qu’il y aura une période d’ajustement. C’est vraiment spécial pour moi, la transaction pour m’obtenir a été l’un des premiers gestes que la nouvelle direction a faits.

«Eakins en sera peut-être à sa première saison, mais les leaders dans le vestiaire font que le style de jeu n’est pas si différent de celui qu’il y avait auparavant. Par exemple, les Red Wings ont peut-être eu plusieurs entraîneurs, mais ils ont sensiblement le même noyau de joueurs depuis 15 ou 20 ans.»

Difficile, avec le lock-out

La saison dernière, l’attaquant sherbrookois a amassé 10 buts et 15 aides pour 25 points en 48 matchs. Le lock-out qui a paralysé les activités de la LNH pendant quelques mois lui a rendu les choses difficiles.

«En septembre, j’étais prêt et j’avais hâte que ça commence, a-t-il avoué. Je pensais peut-être aller jouer en Europe, mais c’était un peu plus compliqué au niveau des assurances. 

«C’était frustrant, les choses changeaient souvent. À certains moments, nous ne savions pas si la saison allait avoir lieu.

«Ensuite, il y avait de l’espoir et nous nous entraînions comme des fous. Finalement, lorsque la saison a commencé, en janvier, j’étais plus ou moins prêt...»