Andrew Ference

Photo : Andrew Ference Crédit : Capture d'écran

LNH

Le positivisme et la bonne étoile de Ference

Publié | Mis à jour

Andrew Ference est un adepte du positivisme. Et c’est ce qu’il tentera d’amener avec lui à Edmonton au cours des prochaines saisons.

L’ancien défenseur des Bruins de Boston, qui a signé un contrat de quatre ans et 13 millions $ avec les Oilers, croit que le succès passe d’abord par des petites choses, comme le plaisir d’aller travailler.

«Il n’y a pas un manuel d’instructions que tu peux suivre. Il s’agit simplement de créer une atmosphère où les gens auront du succès. Ce n’est pas différent des autres boulots. Que tu travailles dans un bureau, ou peu importe, si l’environnement est positif, que les gens s’entendent bien, les employés seront meilleurs dans ce qu’ils font», a expliqué Ference, mardi, alors qu’il prenait part à une séance d’entraînement en plein air, à Edmonton.

Ference l’admet, il est plutôt du type extraverti. Il sait que l’on retrouve différentes personnalités dans un vestiaire et l’important, selon lui, est de laisser les joueurs être eux-mêmes. Il ne voudra donc pas jouer à l’enseignant avec les jeunes des Oilers, même s’il compte plus d’expérience que la majorité d’entre eux.

«Au cours de ma carrière, j’ai abaissé beaucoup de barrières et j’ai vécu des histoires merdiques qui viennent avec le sport professionnel et ça m’a beaucoup aidé. Mais ce n’est pas une question d’arriver et d’enseigner quelque chose, mais plutôt montrer qu’il vaut mieux être soi-même et être fier de notre environnement.»

Du potentiel

Plusieurs raisons l’ont poussé à choisir les Oilers pour la suite de sa carrière. Il est originaire de l’endroit et il sait que c’est un bon marché de hockey. Mais le vétéran de 34 ans croit surtout au potentiel de sa nouvelle équipe.

«Ça n’en prend pas beaucoup dans cette ligue pour faire passer un groupe de joueurs avec peu d’expérience à une équipe qui a le potentiel de remporter la coupe et qui participe aux séries année après année. Il ne suffit que de petits changements dans l’équipe, dans l’attitude. Je l’ai vécu et ça peut se faire en un claquement de doigts», a-t-il dit.

Il a aussi rappelé que lorsqu’il est arrivé à Calgary, en 2003, l’équipe n’avait pas fait les séries depuis sept ans. Cette année-là, les Flames s’étaient rendus en finale de la Coupe Stanley, où ils s’étaient inclinés face au Lightning de Tampa Bay.

«Ç’a été la même chose à Boston. À mon arrivée, ils n’avaient pas participé aux séries lors des deux années précédentes. Personne ne portait une casquette ou un chandail des Bruins. Les gens dans la ville n’en avaient que pour les Red Sox et les Patriots. Six ans plus tard, nous étions cette équipe avec son lot de vétérans, beaucoup d’expérience en séries et nous savions ce que ça prenait pour gagner», a-t-il raconté.

Il espère maintenant pouvoir vivre ce même revirement de situation à Edmonton, où l’équipe n’a pas goûté aux séries depuis sa défaite lors du septième match de la finale de la Coupe Stanley, contre les Hurricanes de la Caroline, en 2006. La disette dure donc depuis sept ans.

«Avec le potentiel de cette équipe, si on peut passer à l’autre étape, faire les séries et connaître du succès, ça sera spécial. L’excitation est toujours multipliée lorsque l’on connaît du succès dans des marchés comme celui-ci.»