Photo : Ricky Romero Crédit : REUTERS/Fred Thornhill © Thomson Reuters 2013

Jacques Doucet

Les aléas d’un long contrat

Les aléas d’un long contrat

Jacques Doucet

Publié 03 juin 2013
Mis à jour 03 juin 2013

Lorsque les Blue Jays ont consenti un lucratif contrat à long terme à leur jeune lanceur gaucher Ricky Romero, ce dernier a répondu en leur donnant deux superbes saisons… qui n’étaient en rien le présage de ce qui allait suivre.

La troisième campagne de ce pacte de six ans a été un désastre. Et depuis, si c'est possible, la situation a empiré.

À un tel point que les Jays ont retiré le nom de Romero de leur formation protégée de 40 joueurs, l’ont offert au repêchage et aucune équipe n’a décidé de l’acquérir. Sûrement en raison des quelques 20 M$ qui lui sont toujours dûs.

Pour l’instant, le jeune gaucher est une énigme.

Comment est-il passé du lanceur considéré comme la pierre angulaire du personnel des Blue Jays à un joueur, riche, mais déchu? Un joueur dont l’exemple pourrait inciter plusieurs équipes à se montrer réticentes à accorder ce genre de contrat, surtout à des lanceurs, dont les bras sont si fragiles?

Les Jays ont trop investi en lui pour le rejeter du revers de la main. Ils vont tout faire pour lui permettre de retrouver la touche qui en faisait la perle des lanceurs des Jays.

Reste à avoir s’il n’est pas trop tard.