Jonathan Toews

Photo : Jonathan Toews Crédit : Reuters / Jim Young © Thomson Reuters 2013

LNH

Toews, le capitaine «sérieux» malgré lui

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Jonathan Toews a la réputation d’être sérieux, très sérieux, malgré son jeune âge.

En fait, le surnom de «Captain Serious» lui colle à la peau depuis plusieurs années, et ce, même s’il espère s’en débarrasser depuis longtemps.

«Je ne l’aime pas du tout. Les gars le savent depuis des années et c’est comme ça qu’ils réussissent à m'énerver», a-t-il confié au New York Times lundi, jour de son 25e anniversaire.

Pourquoi cette étiquette? Parce que c’est l’image qu’il projette. Toews est le capitaine de son équipe depuis l’âge de 19 ans et son leadership, son travail et son talent ont mené les Blackhawks à leur première conquête de la coupe Stanley en 2010, après une disette de 49 ans dans la Ville des Vents.

Il sait que ses coéquipiers comptent sur lui et il n’a pas l’intention de les décevoir.

«C’est ce qui est excitant dans le fait d’être un capitaine. C’est le genre de responsabilités que tu veux. C’est quelque chose qui te rend fier», a-t-il confié aux médias après l’entraînement des siens au United Center, lundi.

Il reconnaît aussi l’importance du «C» brodé sur son chandail. Importance qui est accentuée en séries.

«Je comprends que mon jeu reflète parfois cette responsabilité et considérant cela, je veux être au sommet de mon art. Je veux entraîner les joueurs avec moi et je sais qu’ils sont tous aussi motivés et prêts à y aller», a dit le Franco-Manitobain.

Toews est habitué d’offrir de grandes performances dans les moments importants. Ses médailles d’or au Championnat mondial junior – et ses trois buts en fusillade en demi-finale –, au Championnat du monde et aux Jeux olympiques, son trophée Conn-Smythe et sa bague de la coupe Stanley peuvent en témoigner.

Une force tranquille

Est-il du genre à se lever dans le vestiaire et à y aller d’un grand discours? Pas vraiment, sauf s’il sent que c’est vraiment nécessaire.

«Il y a des moments au cours de la saison où tu penses que tu dois dire ou faire des choses pour tenter de réveiller ton équipe. Ça fait partie du rôle à jouer, des responsabilités en tant que leader, a souligné Toews au Chicago Sun-Times.

«Je pense que c’est encore plus vrai en séries. C’est une partie de mon travail que je prends très au sérieux.»

Les Blackhawks, qui ont terminé au premier rang de la LNH, amorcent leur série de premier tour contre le Wild du Minnesota mardi soir, à Chicago.