Photo : David Desharnais Crédit : Agence QMI

Canadiens de Montréal

«Je dois me regarder dans le miroir» - Desharnais

Publié | Mis à jour

L'attaquant du Canadien de Montréal David Desharnais a assumé une partie du blâme pour la récente série d'insuccès de son équipe.

Le Tricolore est au cœur d’une tempête, ayant subi quatre revers en cinq matchs. Il a accordé 25 buts et par le fait même, Carey Price a servi de bouc émissaire. De son côté, Josh Gorges a déclaré mercredi: «si vous cherchez un coupable, c’est moi.» Par contre, Desharnais connaît aussi sa part d'ennuis.
 
«Je dois me regarder dans le miroir», a convenu le petit joueur de centre qui a marqué un seul but lors de ses 19 derniers matchs. Au cours de cette période, il s’est toutefois fait le complice de neuf filets.
 
«Oui, j’aimerais ça en faire plus, mais ça arrive, des petits creux, a reconnu le numéro 51. Tout le monde en connaît. Malgré tout, il n’y a pas de doute que je devrai en faire beaucoup plus sur le plan offensif.»
 
La confiance de Therrien
 
Auteur de sommets personnels l’an dernier avec 16 buts et 60 points, Desharnais n’a pas produit au même rythme depuis le début de la saison.
 
En 45 parties, il a amassé 26 points (9 buts, 17 aides), en plus de maintenir un différentiel de -2. Malgré une chute dans sa production, il n’a pas perdu la confiance de son entraîneur-chef, Michel Therrien.
 
Après Tomas Plekanec (19:11 min), Desharnais est le deuxième joueur de centre le plus utilisé de l’équipe avec un temps de jeu moyen de 16:32 min.
 
De retour avec Pacioretty
 
À ses deux derniers matchs, l’ancien des Saguenéens de Chicoutimi dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec a changé assez souvent de partenaires de trio, mais il a joué principalement avec Rene Bourque et Michael Ryder. À moins d’une surprise, il retrouvera son fidèle allié, Max Pacioretty, pour le match de mardi contre les Devils du New Jersey, à Newark.
 
À l’entraînement dimanche, Desharnais était au centre de Pacioretty et Brendan Gallagher, une combinaison que l’on a vue à plusieurs reprises cette saison.
 
«Oui, j’ai souvent bien joué avec Max, mais je dois plus me regarder dans le miroir que voir qui sont mes compagnons de trio», a simplement répliqué le Québécois.
 
À ses 19 dernières rencontres, Pacioretty a obtenu 16 points (5 buts, 11 aides). Malgré de bonnes statistiques, l’Américain n’a pas toujours offert un rendement constant. Certains soirs, il ne fonçait pratiquement pas en direction du filet adverse.
 
Le cas Moen
 
Parmi les attaquants du CH, il y a en un qui est plongé dans un profond sommeil. Il porte le numéro 32 et a pour nom, Travis Moen.
 
Pour un attaquant considéré comme robuste, Moen est visiblement moins agressif. Et il s’agit d’un terme poli.
 
Questionné au sujet de son jeu, l’ancien des Ducks d'Anaheim et des Sharks de San Jose n’a pas semblé trop inquiet.
 
«Je saute sur la glace tous les soirs et je cherche encore à me prouver, a-t-il dit. Je suis dans la Ligue nationale depuis 10 ou 11 ans et j’ai toujours ressenti un sentiment de fierté en agissant comme un bon coéquipier. C’est tout ce que je peux faire. Je travaillerai fort à chacune de mes présences.»
 
Avec le retour probable de Colby Armstrong, Therrien aura une décision importante à prendre pour son quatrième trio. Moen, qui a joué 44 des 45 matchs de son équipe, pourrait en payer le prix.