Photo : Sébastien Morissette Crédit : Agence QMI

Sports amateurs

Morissette songe à la retraite

Publié | Mis à jour

Sébastien Morissette, une des figures québécoises les plus connues du circuit de la Coupe du monde de patinage extrême, entend l’appel de la retraite.

À 30 ans, le Red Bull Crashed Ice de Québec pourrait bien être son dernier.

Le Red Bull Crashed Ice de Québec sera diffusé dès 20h23 samedi soir sur les ondes de TVA.

«L’an dernier, je me suis ouvert un StaddCrossfit à Saint-Augustin et j’y mets beaucoup de temps. Puisque j’ai davantage de responsabilités, je suis moins téméraire que les jeunes de 19-20 ans qui nous poussent dans le dos. Si je me fracture une jambe, ce sera difficile de diriger les gens à mon centre d’entraînement.»

Après cinq années au sein du circuit de la Coupe du monde et une carrière de hockeyeur au sein, entre autres, de la LHJMQ et de la LNAH, le corps de Morissette commence à ressentir les nombreux coups reçus.

«Je disais récemment à la blague que lorsque nous chutons, il est rare que les bandes se tassent. Depuis plus d’un an, je ressens les contrecoups. À la suite d’une épreuve de CrashedIce, nous avons mal partout. Sauf peut-être si nous sommes éliminés dès les qualifications. Même là...»

Savourer le moment

Celui qui a disputé la dernière saison au sein du Tomahawk de Donnacona, dans la Ligue senior A de la Mauricie, entend bien profiter de ses derniers coups de patin dans une rampe de Crashed Ice.

«Surtout que dans les deux dernières courses, je n’ai pas été en mesure de me qualifier pour la finale du samedi. Nous sommes privilégiés de seulement pouvoir descendre la rampe du Crashed Ice et j’entends en profiter au maximum. Surtout qu’il s’agira peut-être de la dernière course à Québec. »

Une débutante qui fait sa chance

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Daisy Castonguay a rapidement apprivoisé le Red Bull Crashed Ice.

À sa première tentative il y a quelques semaines, à Niagara Falls, la jeune femme originaire de Lejeune, dans le Bas-Saint-Laurent, a terminé au sixième rang. Jeudi soir, malgré une chute, elle n’a pas éprouvé trop de difficulté à traverser les qualifications canadiennes.

«À ma première descente, je suis tombée, mais j’ai quand même réussi à obtenir un bon temps. Dans la deuxième, je suis tombée à nouveau, mais j’ai été plus lente.

«Je dois toutefois reconnaître que j’ai mal choisi mon aiguisage de patins. Ceux-ci mordaient trop la glace. Ensuite, la partie du parcours la plus difficile est celle du milieu. À la fin, nos jambes sont fatiguées et nous devons tout donner pour terminer.»

Castonguay a pris goût au Red Bull Crashed Ice il y a deux ans, lorsqu’elle est déménagée à Lévis.

«J’ai regardé le CrashedIce et je me suis dit que ce serait un bon défi à relever. À Niagara Falls, j’ai dû passer par les qualifications et ça s’est bien déroulé. Il faut croire que c’était la chance du débutant», a-t-elle humblement dit.

Plus de stress

À Québec, Castonguay affirme ressentir davantage de pression qu’en Ontario.

«À Niagara Falls, je ne savais pas trop ce qui m’attendait et je n’étais pas trop stressée. Ici, à Québec, j’aurai l’appui des membres de ma famille, qui sera d’ailleurs sur place demain (samedi). Je ne veux pas les décevoir. Je veux leur prouver que j’ai ma place au CrashedIce.»

Au total, 16 femmes, dont Castonguay, se sont qualifiées pour la finale de samedi soir.

À l’horaire

Les qualifications du Red Bull CrashedIce se poursuivront vendredi, de 11 h 30 à 13 h et de 15 h à 16 h, avec les athlètes internationaux.

Chez les hommes, les Canadiens qui ont été incapables de terminer parmi les 32 premiers jeudi soir obtiendront une deuxième chance. Le défi des équipes sera disputé en soirée, de 20 h 30 à 21 h 30.