Photo : Les succès des Blackhawks ont un impact aux quatre coins de la ville de Chicago... Crédit : Reuters / Jim Young © Thomson Reuters 2013

LNH

Chicago n'a jamais été aussi hockey, selon Dazé

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Éric Dazé en a vécu, des saisons à Chicago, autant dans les bons que dans les mauvais moments.

L’ancien attaquant québécois assure toutefois qu’en ce moment, il n’a jamais vu autant d’intérêt pour le hockey de la part des gens de la Ville des vents en raison de la récente séquence de 24 matchs sans défaite en temps réglementaire des Blackhawks.

Dazé a évolué pour les Blackhawks de la saison 1994 à 2006 et demeure toujours à Chicago. Il est donc bien placé pour savoir si les récents succès de son ancienne équipe ont amené une fièvre dans la ville.

«Il y a un véritable engouement, nous n’avons même pas vécu une telle chose lorsque les Blackhawks ont gagné la coupe Stanley en 2010, a-t-il expliqué à la chaîne TVA Sports, mercredi. Les gens m’abordaient toujours dans la rue afin de me demander mon opinion sur cet exploit.

«Chicago a toujours été une bonne ville de hockey, mais présentement, il y a une véritable frénésie.»

La belle séquence des hommes de Joel Quenneville s’est cependant terminée vendredi dernier, lors d’une défaite de 6-2 contre l’Avalanche du Colorado.

Les Kane, Toews et Hossa répondent aux attentes

Selon Dazé, la raison de cette longue série est simple : les meilleurs joueurs de l'équipe sont bel et bien les meilleurs.

«Patrick Kane connaît un début de saison incroyable, avec Jonathan Toews et Marian Hossa, a-t-il affirmé. De plus, les Blackhawks ont une profondeur qu’il n’y a nulle part ailleurs dans la ligue.

«Des joueurs comme Bryan Bickell, Marcus Kruger et Michal Frolik font un excellent travail, malgré la perte de Patrick Sharp et de Dave Bolland.»

Pendant son passage à Chicago, le Québécois de 37 ans est loin d’avoir connu la gloire que l’organisation connaît actuellement.

Il a participé aux séries éliminatoires avec eux lors de ses trois premières saisons, mais a ensuite dû attendre jusqu’en 2001-2002 avant de le faire une autre fois. Après une élimination en cinq rencontres contre les Blues de St. Louis, il n’a jamais remis les pieds sur une patinoire de la LNH dans ces circonstances.

«C’est certain que j’aurais aimé participer à la renaissance de cette équipe, a-t-il mentionné. Nous avons eu de bonnes saisons au départ, mais il y a ensuite eu plusieurs erreurs au niveau de la direction. Elle a embauché des vétérans âgés et a fait de mauvais choix au repêchage.

«Dès l’arrivée de Dale Tallon au début des années 2000, de bons joueurs ont été repêchés non seulement au premier tour, mais également au-delà du troisième tour. Ça a eu un gros impact sur cette concession.»