Photo : Daniel Brière Crédit : Agence QMI

Michel Langevin

Je propose Daniel Brière à Ottawa...

Je propose Daniel Brière à Ottawa...

Michel Langevin

Publié 28 février 2013
Mis à jour 28 février 2013

Ces jours-ci, les Sénateurs font rêver, mais comme dans tous les rêves, on se demande quand ça va se terminer!

Et je crois fermement que les Sénateurs vont finir par frapper un mur. Les jeunes loups de Paul MacLean ont réussi jusqu'à maintenant à gagner du temps, à accumuler des points, malgré les blessures de Spezza, Karlsson, Michalek et Anderson.

La question n'est plus de savoir si Bryan Murray va bouger, mais plutôt QUAND il va le faire.

Pendant ce temps, on apprend par le truchement des journaux de Philadelphie que certaines équipes s'intéresseraient aux services de l'attaquant Daniel Brière. Les Blues et les Bruins auraient des visées sur l'ailier gatinois.

S'il s'avérait que Paul Holmgren voulait secouer sa troupe et considérait échanger Brière, il faudrait que Bryan Murray se surpasse et parvienne à obtenir ses services. 

Brière doit accepter de lever sa clause de non-échange. Il ne refuserait certainement pas de venir jouer chez lui pour la première fois depuis le midget AAA.  

Il permettrait aux sénateurs d'établir un nouveau pont avec l'Outaouais, une clientèle difficile à gagner pour des raisons que je vous ai déjà expliquées dans un blogue précédent.

Brière, le mentor

Il servirait de mentor auprès des jeunes joueurs de l'équipe, il ajouterait de l'expérience tellement nécessaire en séries. Il ne coûterait pas trop cher non plus, il est âgé de 36 ans, et il lui reste deux ans à son contrat : 3 millions $ l'an prochain et 2 millions $ l'année suivante.

Le montant applicable à la masse salariale de 6,5 millions $ ne cause aucun problème puisque les Sénateurs ont l'espace nécessaire. 

Je suis convaincu que Daniel Brière souhaiterait demeurer à Philadelphie... une question familiale.  Étant papa de trois garçons, dont il partage la garde avec son ex-épouse, une Gatinoise, qui elle aussi habite Philadelphie, pas facile d'envisager un déménagement. 

Mais si les Flyers devaient s'en départir, aussi bien revenir jouer devant sa famille et ses amis.  Le temps nous le dira....

Des dossiers chauds

Le lock-out est maintenant terminé, deux dossiers chauds doivent se régler dans la LNH : l'éternel cas des coyotes de Phoenix et la répartition géographique des équipes du circuit. 

Ces jours-ci, la LNH multiplie ses tentatives de remaniement de ses sections et de ses associations. Et je ne crois pas que la dernière proposition soit la bonne....

Il est clair que Gary Bettman veut remplir une vieille promesse auprès des Red Wings de Detroit, qu'il veut donner un second souffle financier aux Blue Jackets de Columbus, mais un obstacle majeur viendra contrecarrer ses plans et sans doute modifier sa plus récente proposition.

De faire passer Detroit et Columbus à l'Est, c'est louable, de replacer Winnipeg dans l'Ouest, c'est logique. Mais de créer un déséquilibre 16-14 au sein de ses deux associations ne tient pas la route.

Comment les équipes de l'Est peuvent-elles accepter un système qui leur confère moins de chances mathématiques d'accéder aux séries de fin de saison?

Les séries éliminatoires, pour la majorité des formations, c'est la différence entre l'échec et la réussite, entre des profits et des pertes, entre la vie et la mort.

Les jeux de coulisses politiques au sein des gouverneurs de la LNH pourraient faire en sorte que cette mesure soit acceptée, mais j'espère que les joueurs sauront remettre les pendules à l'heure.