Photo : Paul MacLean Crédit : Agence QMI

Enrico Ciccone

Le phénomène Paul MacLean

Le phénomène Paul MacLean

Enrico Ciccone

Publié 26 janvier 2013
Mis à jour 26 janvier 2013

La philosophie de Paul MacLean est claire : le succès d’une équipe passe par le repêchage et par le développement des joueurs.

Et depuis un an, ç’a été payant pour les Sénateurs.

Les exemples pleuvent. Je pense notamment au défenseur Erik Karlsson. À sa deuxième saison en 2010-11, il a récolté 45 points en 75 matchs, mais il a affiché un différentiel de -30. Tout ça sous la férule de Cory Clouston.

L’année suivante, sous les ordres de Paul MacLean, Karlsson a inscrit 78 points et il a présenté un différentiel de +16.

Les statistiques parlent d’elles-mêmes.

Et que dire de Jared Cowen.

L’année dernière, alors qu’il faisait ses premiers pas dans la grande ligue (il n’avait joué qu’un seul match avec les Sénateurs en 2009-10), Cowen a obtenu toute une dose de confiance de Paul MacLean.

Il a pris part aux 82 rencontres de la saison. Rien de moins.

Au terme de cette campagne, le défenseur a accumulé 17 points dont un en séries éliminatoires. Dommage qu’il soit blessé en ce moment…

Mais il n’est pas le seul joueur à avoir obtenu la confiance de son entraîneur malgré son niveau d’inexpérience.

Je pense notamment à un joueur comme Jakob Silfverberg. Un but en quatre matchs cette saison, un différentiel de +3 et un temps d’utilisation d’environ 15 minutes par match. Nombre de rencontres dans la LNH avant cette saison : 2.

C’est ça la beauté de Paul MacLean…

De jeunes joueurs arrivent au sein de l’équipe, encore en plein développement, et agissent comme des joueurs établis depuis des années.

MacLean peut compter sur eux, et ça, ça n’a pas de prix.

L’entraîneur derrière le joueur

Oui, ces joueurs ont du talent. Mais c’est entre de bonnes mains qu’ils peuvent se développer adéquatement.

On ne peut tout simplement pas passer à côté de la façon dont ils sont dirigés.

Si quelqu’un doit réécrire le livre des entraîneurs, c’est bien Paul MacLean.

Il n’y a pas un joueur qui ne voudrait pas jouer pour lui. Son système est simple : le mérite prime sur la hiérarchie. Un joueur est productif ? Il aura du temps de glace.

Et c’est pourquoi, sous ses ordres, on peut voir une recrue jouer sur le jeu de puissance alors qu’il ne reste que trois minutes à écouler au match et que l’équipe est en retard d’un but.

C’est aussi pourquoi certains joueurs semblables aux Cowen, Silfverberg ou même Greening se disent parfois : «pourquoi ma carrière n’avance pas aussi rapidement qu’eux?»

La réponse est Paul MacLean.

Bravo Vincent!

Vendredi soir, j’ai une fois de plus été témoin de son art, mais je dois avant tout féliciter Vincent Lecavalier pour ses 1000, maintenant 1002 matchs dans la LNH!

Et dimanche, je serai au cœur de l’action, pour vous donner le pouls des Sénateurs alors qu’ils affronteront Sidney Crosby et sa bande.

C’est un rendez-vous dès 17h sur les ondes de la chaîne TVA Sports. Bon match!