Nevio Pizzolitto

Photo : Nevio Pizzolitto Crédit : Agence QMI

Impact

Un grand nom accroche ses crampons

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Confirmant sa retraite du soccer professionnel mercredi, Nevio Pizzolitto a refusé une offre pour demeurer dans l'organisation de l'Impact, préférant plutôt se joindre à l'entreprise familiale, qui se spécialise dans la fabrication de rampes d'escalier.

À 65 ans, son père Luigi accueille évidemment la nouvelle avec joie alors qu'il compte lui-même prendre sa retraite prochainement.

«Pour moi et mon autre garçon Remo, c'est une très belle chose, dit-il. Nous sommes très contents qu'il vienne nous rejoindre là-bas.»

Avec la grande classe qui le caractérise, Nevio a pour sa part expliqué son choix de suivre sa famille plutôt que demeurer avec l'Impact, qui lui ont pourtant offert un poste d'entraîneur-adjoint chez les moins de 21 ans à l'Académie.

«C'était assurément une décision difficile, mais c'est la meilleure pour moi et ma famille pour le futur, de noter l'athlète de 35 ans. J'ai toujours pensé que j'allais me joindre à l'entreprise après ma carrière. Pour moi, ce n'est pas une grande surprise.»

Pizzolitto dit par ailleurs ne ressentir aucune amertume envers l'organisation et a surmonté la déception de ne pas faire le saut dans la Major League Soccer.

«Les derniers mois n'ont pas été faciles, convient-il. J'avais quelques opportunités pour aller jouer ailleurs (dans la NASL), mais je n'ai jamais vraiment considéré cette option, tout simplement parce je pense que j'ai joué assez et que je suis content de prendre ma retraite à Montréal.»

«Je vais tenir l'Impact près de mon cœur pour toujours, avait-il précédemment indiqué dans son allocution officielle. Il n'y aucune autre équipe en Amérique du Nord avec laquelle j'aurais voulu jouer.»

Pizzolitto se retire après 16 saisons passées avec l'Impact, en deuxième division nord-américaine. Il a notamment participé activement à deux championnats des séries éliminatoires avec l'équipe, en 2004 et 2009.

L'odeur du gazon

Au sein de l'entreprise familiale à Saint-Léonard, qui se nomme Fer ornemental Spanish, Nevio s'occupera surtout de la gestion. Parmi les aspects du soccer qui lui manqueront, Pizzolitto parle du plaisir de retrouver ses coéquipiers dans le vestiaire de même que... l'odeur du gazon.

«Sentir le gazon chaque matin, c'est dur à battre», lance-t-il, en souriant.

Désormais, en rentrant au boulot, Nevio respirera le bran de scie... Heureusement pour lui, il retrouvera une partie de son petit plaisir en s'impliquant, à temps partiel, comme directeur technique avec le club de Monteuil, dans la région de Laval.

«Le temps était venu» - Luigi Pizzolitto

Pour Luigi Pizzolitto, qui a lui-même joué au soccer professionnel à Montréal, notamment avec le club Superga pendant les années 60, le temps était venu pour son fils Nevio de mettre fin à sa carrière sportive.

«J'ai moi-même décidé d'arrêter le soccer quand j'avais 36 ans, se rappelle Luigi. J'avais alors tenté de déjouer un jeune de 24 ou 25 ans et il m'avait repris le ballon. Quand ce joueur était revenu vers moi en dribblant et que je n'étais pas capable de le contrer, je savais que c'était le temps pour moi d'accrocher mes souliers. Je pense que le temps était aussi venu pour Nevio.»

«Je suis fier de lui, de poursuivre Luigi. Il aimait vraiment jouer pour Montréal et il a toujours donné 100% de lui-même.»