Jean Pascal obtient des soins de premier plan après ses combats.

Photo : Jean Pascal obtient des soins de premier plan après ses combats. Crédit : Agence QMI

Boxe

Traités aux petits soins

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Avez-vous déjà vu Éric Lucas ou Jean Pascal vous saluer dans une salle d'attente d'un hôpital montréalais, après l'un de leurs duels?

Les chances sont minces, puisque les boxeurs d'ici bénéficient principalement de soins médicaux du secteur privé.

La raison est fort simple : les promoteurs s'entourent d'équipes spécialisées afin de prendre soin de leurs poulains.

«Nous avons nos propres médecins, le Dr Francis Fontaine dans notre cas, alors qu'InterBox ont les leurs (Jacques Toueg et Danielle Daoust), a expliqué à l'Agence QMI le président de GYM, Yvon Michel. Notre médecin vient aux événements et pratique sur place des points de suture. Nous travaillons également avec un groupe de physiothérapeutes.»

«Les boxeurs passent au travers d'un système de santé privé. Il faut savoir qu'un athlète de haut niveau doit avoir un suivi rapide afin de ne pas compromettre sa carrière et de cette façon, il peut récupérer cinq ou six fois plus vite, a-t-il continué.

«Il ne peut pas se permettre d'attendre six mois pour un rendez-vous, par exemple. Généralement, si ce n'est pas un athlète, ils préfèrent attendre de voir si la blessure peut se réparer par elle-même.»

Yvon Michel cite en exemple le problème à l'épaule de Jean Pascal, subi lors de l'affrontement revanche contre Adrian Diaconu, le 11 décembre 2009 au Centre Bell.

«Le lendemain matin, Jean était en clinique radiographique et le jour suivant, sur la table d'opération, a confié le promoteur. Depuis son combat contre le Mexicain Esteban Camou (en 2007), Jean avait toujours de sérieuses douleurs à l'épaule. Or, à la suite de cette opération, il n'a plus de problèmes.»

Un cas plus récent de cette mécanique est celui de Lucian Bute, qui avait dû vérifier l'état sa main droite au lendemain de son choc de championnat du monde IBF des poids super-moyens contre Glen Johnson, le 5 novembre dernier au Colisée Pepsi de Québec.

«Il a rencontré le Dr Toueg et tout est beau», a confirmé à l'Agence QMI le responsable des communications d'InterBox, David Messier.

Quelques cas

Quelques cas plus complexes doivent toutefois passer par un centre hospitalier. Les coupures sévères et certaines fractures doivent être traitées dans le secteur public.

«Sébastien Gauthier, le 5 novembre, est allé attendre à l'hôpital après sa bagarre contre Steve Molitor.

Éric Lucas aussi après son dernier combat, contre Librado Andrade (le 28 mai 2010), a lancé Messier.

Ça arrive dès fois quand les coupures sont plus profondes. Je me rappelle qu'Éric avait attendu à l'urgence, avant d'aller à son party de fête, puisque c'était aussi son anniversaire ce soir-là!»

Le traitement, le soir de l'événement, est apparemment le même pour un pugiliste local ou étranger.

Pour illustrer le tout, le Mexicain Cesar Soriano, adversaire de Pier-Olivier Côté en sous-carte du premier choc entre Jean Pascal et Bernard Hopkins, le 18 décembre 2010 au Colisée Pepsi, avait dû être soigné dans un hôpital de la Vieille Capitale pour sa fracture de la mâchoire.