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«C’est pas mal spécial» - Martin Brodeur

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Martin Brodeur est sur le point d’être officiellement un immortel de son sport alors qu’il fera sous peu son entrée au Temple de la renommée du hockey. Et l’honneur allait de soi puisque le Québécois a été l’un des gardiens de but les plus dominants de l’histoire de la Ligue nationale de hockey.

Le natif de Saint-Léonard a remporté trois fois la coupe Stanley, quatre fois le trophée Vézina, remis au meilleur gardien en saison régulière, et le trophée Calder, remis à la meilleure recrue. Il a également réussi l’improbable exploit de marquer un but, à trois reprises, et détient, entre autres, le record du plus grand nombre de victoires en saison régulière (691).

Et si Brodeur est fier de tout ce qu’il a accompli sur la patinoire, il est également extrêmement humble face à l’honneur qu’il s’apprête à recevoir.

«C’est pas mal spécial, a confié le Québécois. C’est dur à croire un peu. Quand tu commences à jouer au hockey et même dans la Ligue nationale, jamais tu ne penses à être au Temple de la renommée.

«Quand tu reçois l’appel, tu commences à repenser au cheminement que tu as eu durant ta carrière. J’ai hâte que ça se passe, mais je n’ai pas hâte que ça se termine non plus.»

Bien qu’il chérisse ses coupes Stanley plus que tout autre accomplissement, Brodeur est le plus fier d’un record en particulier.

«Je pense qu’avoir le record du plus de victoires, a candidement dit Brodeur au journaliste de la chaîne TVA Sports Louis Jean. Personnellement, si tu me dis que tu m’enlèves mes coupes Stanley et que je te donne ça (NDLR : le record du plus de victoires en saison régulière), alors, je vais te laisser aller avec les victoires et je vais prendre mes coupes Stanley.

«Mais pour moi, chaque jour quand tu arrives à l’aréna, il y a une raison pour laquelle tu joues au hockey, c’est pour gagner. Quand tu gagnes, tout le monde est content.»

Confiance en soi

Brodeur n’était pas un gardien de but au style conventionnel, restant debout plus souvent qu’à son tour, mais utilisant également la «technique-papillon». Mais avant tout, ce qui le différenciait fondamentalement des autres est le fait qu’il croyait dur comme fer que ce qu’il faisait était la bonne chose à faire.

«Je faisais ce que je faisais, car je trouvais que c’était la meilleure manière de jouer au hockey et d’avoir un impact sur le jeu, en jouant la rondelle, en aidant mes défenseurs et en communiquant avec tout le monde, a continué Brodeur. Je pense que ça donnait un avantage à notre équipe que d’autres équipes n’avaient pas.»

Outre tous ses records, Brodeur est le seul gardien de l’histoire de la LNH à avoir marqué trois buts au cours de sa carrière, dont son premier à la suite d’un tir qui a traversé la patinoire dans toute sa longueur contre les Canadiens de Montréal.

«Je m’en rappellerai toujours, a dit Brodeur. C’est Dave Manson qui a «droppé le puck». J’ai pris la rondelle, je me suis retourné et il n’y avait personne devant moi. J’ai pris la rondelle et j’ai lancé ça par-dessus (tout le monde). John MacLean a presque accompagné la rondelle jusque dans le filet.

«Anthony (NDLR: l'un de ses fils), je pense qu’il avait trois ans. Il était en arrière dans le bras de mon frère Denis. Je me suis retourné et j’avais un gros sourire, je trouvais ça tellement drôle d’avoir marqué un but.»

Voyez l'entrevue intégrale de Louis Jean dans la vidéo ci-dessus.