Les Partants

Michael Joyce : «Je sais que je peux l’aider»

Publié | Mis à jour

Peu après avoir rompu ses liens avec la Britannique Johanna Konta, l’entraîneur Michael Joyce a vu en Eugenie Bouchard un beau projet d’association.

La Montréalaise s’entraînait en Israël et soignait une blessure à un pied. Il lui a alors offert ses services.

«Je sentais qu’elle avait besoin d’aide. Elle n’avait personne avec qui travailler», a raconté jeudi l’ancien joueur de tennis à l’émission «Les Partants» à TVA Sports.

«J’avais du temps à lui consacrer alors on s’est dit que ce serait un moment idéal pour faire un essai. Les deux semaines passées ensemble ont été agréables.»

Retour dans le top 100

Le travail a porté ses fruits et «Genie» a atteint les demi-finales au tournoi du Luxembourg.

Cette performance lui a permis de percer le top 100 du classement de la WTA pour la première fois depuis le 14 janvier dernier alors qu'elle était 83e raquette mondiale. La communication a été la clé, selon Joyce.

«Nous nous sommes bien entendus dès le départ. Elle a semblé comprendre les éléments que j’essayais d’apporter à son jeu, explique-t-il. Je la vois à l’œuvre depuis longtemps et je sais que je peux l’aider.»

La question à présent, c’est à savoir si la joueuse de 24 ans retiendra les services de Joyce à long terme. Elle a aussi travaillé avec Harold Solomon, Robert Lansdorp et Martin Sinner au cours de la dernière saison.

«Je lui ai expliqué que pour moi, ce qui s’est passé au cours des dernières années n’a pas tant d’importance. Il faut toujours regarder de l’avant.

«L’une des raisons qui expliquent peut-être ses insuccès est le fait d’avoir autant changé d’entraîneur. Lorsque tu as trop d’opinions de gens qui veulent te diriger, tu as parfois besoin que d’une seule.»

Constance et évolution

Celui qui a aussi prodigué des conseils à Jessica Pegula, finaliste à la dernière Coupe Banque Nationale, dit avoir aimé la façon dont sa protégée montréalaise s’est comportée dans les tournois du Grand Chelem, où le niveau de compétition est toujours intense.

«C’est la première fois depuis trois ou quatre ans qu’elle a autant de bons résultats. Les gens ne réalisent pas à quel point c’est difficile de se qualifier pour un tournoi du Grand Chelem.»

«Gagner quatre matchs à Wimbledon ou aux Internationaux des États-Unis en qualifications est tout sauf facile.

Pour Joyce, les performances de Bouchard au Luxembourg augurent de belles choses pour la prochaine saison à condition qu’elle évolue et fasse preuve de constance.

«Je sens que c’est une belle période pour elle et que ses moments difficiles sont derrière elle.»