Les Partants

«C’est son grand cœur qui l’a amené là» - Éric Perrin

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Le Québécois Martin St-Louis deviendra officiellement un immortel du hockey lundi à Toronto. Et s’il y a quelqu’un de bien placé pour lui rendre hommage, c’est bien son ami de toujours, l’ex-hockeyeur Éric Perrin.

L’ancien attaquant des Flames de Calgary, du Lightning de Tampa Bay et des Rangers de New York sera ainsi accompagné par un autre Québécois, Martin Brodeur, mais aussi par Willie O’Ree, Jayna Hefford, Alexander Yakushev et Gary Bettman.

«Quand on parle de Martin, je savais qu’il allait avoir du succès, a souligné Perrin, qui est présentement à Jyväskylä, en Finlande, lors de l’émission Les Partants, mercredi, sur les ondes de la chaîne TVA Sports. Je ne savais pas que ce serait dans la Ligue nationale [LNH]. Et ce n’est pas parce que je ne croyais pas en ses habiletés, c’est plutôt que je ne croyais pas aux gens qui dirigeaient les choses, leur vision et ce qu’ils voulaient comme joueurs de la LNH.»

Des obstacles

St-Louis et Perrin ont fait la pluie et le beau temps à l’Université du Vermont avant de faire le saut chez les professionnels. Le parcours qu’ont emprunté les deux hommes a été parsemé d’embûches.

«Avec le succès qu’on a eu au Vermont, ç’a été très frustrant de commencer notre carrière professionnelle, a continué Perrin. On n’a pas vraiment eu d’attention ou d’intérêt, mis à part celui des Lumberjacks de Cleveland dans la Ligue internationale. On a ensuite fait nos essais dans la LNH. Martin est allé à Ottawa, je suis allé à Montréal. Et ça n’a pas été long qu’on s’est retrouvé à Cleveland.»

«Pour Martin, c’était une étape à la fois: "il faut que je fasse la LNH. Il faut que je joue une partie. Il faut que j’aille sur le troisième trio. Il faut que j’aille sur le deuxième trio. Il faut que j’aille sur le premier trio." Ce n’était jamais assez pour lui.»

«C’est son grand cœur qui l’a amené là. C’est de la manière qu’il s’entraînait. Tu voyais le feu dans ses yeux. Tu voyais qu’il voulait aller en quelque part, qu’il voulait se prouver. On s’est aidé les deux dans notre jeunesse, mais après, c’était uniquement Martin, avec son cœur et son énergie. Il le mérite et je suis bien fier de lui.»

Perrin et St-Louis, après toutes ces années, trouvent toujours le moyen de se donner des nouvelles.

«On se parle régulièrement, a-t-il confié. Il doit avoir des millions d’appels présentement. Mais on trouve toujours cinq ou 10 minutes pour se donner des nouvelles.»

«Tu vois qu’il n’a aucun regret et qu’il est très heureux dans sa décision d’arrêter. Il a la chance de leur [NDLR: à ses trois fils] donner ce qu’il a reçu du sport. Quand je lui parle, c’est sa fierté. Il s’amuse à le faire. C’est naturel. Je suis content qu’il ait trouvé ce plaisir là.»

À voir dans la vidéo ci-dessus.