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Impact: il n’y a pas eu de miracle

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La saison de l’Impact s’est logiquement terminée sur le gazon synthétique du Gillette Stadium, où il a subi un revers de 1 à 0 contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

Ayant disputé une première demie peu inspirée, le Bleu-Blanc-Noir a fait montre de plus de conviction au retour de la pause.

Mais tout a déraillé avec une quinzaine de minutes à jouer quand on a laissé Cristian Penilla galoper à sa guise en territoire défensif. Il a rejoint Diego Fagundez dans le haut de la surface et celui-ci a croisé un tir qui n’a laissé aucune chance à Evan Bush.

Rappelons que pour obtenir sa place en séries, l’Impact devait l’emporter et espérer un match nul ou un revers du Crew de Columbus contre le Minnesota United.

Il y a eu un certain suspense quand le match à Columbus a été interrompu pendant près d’une heure à la 10e minute de jeu en raison d’un sévère orage.

Déception

Toute la semaine, Rémi Garde a mentionné que sans égard au résultat de la rencontre à Columbus, il fallait faire le boulot afin de ne pas avoir de regrets.

Ils seront certainement quelques-uns à en avoir puisque le XI montréalais n’a pas présenté son meilleur visage même s’il était encouragé par plus de 250 partisans montréalais parmi les 28 839 spectateurs présents.

«On est tous très déçus, a confié Rémi Garde, qui n’avait pas encore parlé à ses joueurs. On a livré une belle partie malgré tout, les deux équipes étaient assez proches l’une de l’autre. On aurait pu éventuellement marquer nous aussi.»

«On est tristes parce qu’on finit sur une défaite et que ça ne correspond pas à ce qu’on a fait ces dernières semaines.»

Stérile

L’Impact a disputé une première demie plutôt stérile. On a eu l’impression de voir une équipe qui jouait avec le pied sur le frein plutôt que sur l’accélérateur.

Plus tôt en semaine, Evan Bush avait rappelé qu’il ne fallait pas tenter de gagner le match dans les vingt premières minutes, le conseil a été retenu.

On a vu un Bleu-blanc-noir un peu attentiste, qui s’est surtout appliqué défensivement plutôt que de peser sur le match.

Parmi les rares incursions en territoire adverse, aucune n’a généré de chance de qualité. Qunicy Amarika est devenu le nouveau Dominic Oduro de l’équipe avec deux tirs très loin hors cadre.

«On savait qu’on n’allait pas gagner le match après dix minutes de jeu. Ce n’était pas de la timidité. Si j’ai des regrets, c’est plus dans la précision de nos passes où il y a eu de la défaillance et un peu trop de déchets techniques, c’est ce qui nous a empêchés de mettre cette équipe sous pression de manière régulière», a précisé Garde, qui ne voulait pas que son équipe fasse un sprint dimanche après-midi.

Confiance perdue

Alors que l’Impact avait cruellement besoin d’un but en seconde demie, Rémi Garde a choisi de sortir son attaquant Quincy Amarikwa au profit de Mathieu Choinière, un milieu de 19 ans qui en est à sa première saison professionnelle.

L’entraîneur-chef a donc préféré repositionner Ignacio Piatti à l’attaque, poste où il n’a jamais été particulièrement à l’aise, plutôt que de faire appel à Matteo Mancosu.

Ça en dit long sur l’absence de confiance à l’égard de l’Italien de la part de Garde.

Ça en dit aussi bien long sur l’absence de profondeur qui aura finalement rattrapé l’équipe au moment le plus crucial de sa saison.

Dire que pendant ce temps, Anthony Jackson-Hamel n’était même pas en uniforme, un autre en qui Garde a perdu confiance.

«Je ne dirais pas que le manque de profondeur résume la saison, mais c’est vrai que parfois j’aurais aimé avoir d’autres solutions avec des joueurs qui peuvent sortir du banc et changer le match», a lancé Garde.

Déception bien palpable

Les joueurs de l’Impact étaient déçus, mais pas abattus. Après tout, ils savaient que même s’ils avaient gagné, il fallait un peu plus de magie pour pouvoir disputer un match éliminatoire cette semaine.

«C’est très décevant, on savait ce qu’on devait faire de notre côté en espérant un peu d’aide extérieure», a soutenu Daniel Lovitz.

«Nous sommes déçus du déroulement de ce match, a admis Evan Bush. On a l’impression d’avoir échappé quelque chose.»

Et il n’a pas tort parce que ça s’est joué sur un seul but.

«L’équipe qui allait marquer en premier allait l’emporter. Ils ont bien défendu et c’était compliqué à la fin», a insisté Saphir Taïder.

L’Impact a donné l’impression de jouer de prudence en première demie, mais ce n’est qu’une question de perception.

«Je n’ai pas l’impression que nous avons été trop prudents en première demie, on s’en est tenus au plan de match», a insisté Daniel Lovitz.

«On ne voulait pas trop s’énerver et s’exposer même si nous devions l’emporter. Nous avons joué comme ça en deuxième moitié de saison et ça s’est plutôt bien passé pour nous.»

Samuel Piette a pour sa part expliqué que les Revs n’avaient pas cédé un pouce.

«Offensivement, on a eu beaucoup de misère à trouver notre rythme. On faisait beaucoup de passes latérales. Ils sont bien sortis, ils ont été agressifs et n’ont pas lâché.»

Dur à digérer

Reste quand même qu’une défaite au dernier match de la saison quand l’équipe devait absolument l’emporter, c’est difficile à digérer.

«C’est un sentiment très désagréable d’être blanchi dans le dernier match de la saison, mais on va retenir le positif et essayer d’aller de l’avant», a soutenu Lovitz qui voit tout de même du positif malgré tout.

«On a pris un peu une nouvelle direction cette année et on a démontré qu’on pouvait être des compétiteurs dans cette ligue.

«Nous avons démontré que nous aurions pu avoir une place en séries. C’est important de s’en souvenir.»