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Crédit : Martin Chevalier / JdeM

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Les quatre prochains champions du monde au Québec

Les quatre prochains champions du monde au Québec

Nicolas Martineau

Publié 15 octobre
Mis à jour 15 octobre

Montréal n’a rien à envier à Las Vegas et New York. En ce moment, c’est ici, au Québec, que se trouve la plus grande concentration de talents élites dans le monde de la boxe professionnelle.

Comprenez-moi bien, le Québec avait déjà fait ses preuves. Oui, grâce au talent local, mais aussi parce que certaines grandes pointures mondiales ont décidé de fixer leurs pénates ici. Le premier qui me vient en tête est le Roumain Leonard Dorin, double médaillé olympique, qui s’est installé dans la métropole québécoise après avoir remporté le bronze à Atlanta en 1996.

Dorin a été l’un des premiers expatriés à confier sa carrière à un promoteur (Yvon Michel) et un entraîneur (Stéphan Larouche) québécois. Lucian Bute, Oscar Rivas, Eleider Alvarez et Artur Beterbiev ont suivi, entres autres. Ces histoires de succès ont fait de Montréal une cible de choix pour l’élite mondiale... et actuellement, notre province déborde de futurs champions du monde potentiels. Bien évidemment, les Junior Ulysse, Erik Bazinyan, Mikaël Zewski, Steven Butler, Mathieu Germain, etc. pourraient avoir leur chance sous peu. Mais aujourd'hui, je mets les projecteurs sur ceux qui ont traversé le globe pour faire fleurir leur carrière au Québec.

Voici quatre boxeurs d’ailleurs qui risquent de devenir champions du monde ici.

4- Batyr Jukembayev, poids super-léger (140 livres), 14-0, 12 K.-O.

Ce boxeur du Kazakhstan est arrivé à Montréal avec plus de 200 victoires en 243 combats amateurs derrière la cravate. Même s’il ne s’est jamais qualifié pour les Jeux olympiques, Jukembayev a toutes les qualités requises pour rivaliser avec les meilleurs super-légers de la planète. Ce pugiliste gaucher a un arsenal bien rempli et une excellente force de frappe. Après avoir visité le plancher lors de ses deux derniers combats, Jukembayev a réussi à passer le K.-O. à ses adversaires. Il devra apprendre à mieux se protéger lorsqu’il se porte à l’attaque, mais personne ne s’ennuie lorsqu’il est sur le ring.

Actuellement aux portes du top 15 de la WBC, il sera assurément impliqué dans des combats importants dès 2019. Je ne détesterais pas le voir affronter Steve Claggett, qui a gagné une décision controversée l'an dernier sur Yves Ulysse Jr.

3- Sadriddin Akhmedov, 154 livres, 4-0, 4 K.-O.

Lui aussi du Kazakhstan, il en met plein la vue depuis son arrivée en sol québécois. Il est mon préféré dans cette liste... mais son attitude pourrait lui jouer des tours.

En 2016, Akhmedov a remporté le championnat mondial des moins de 19 ans, s’attirant les regards de tous les promoteurs sur la planète. Fort d’une fiche de 240 victoires et 11 défaites chez les amateurs, ce joyau a choisi Montréal parce que son compatriote Batyr Jukembayev s’y était notamment installé. La gérante Anna Reva est d’ailleurs la principale responsable de la venue de ces diamants d’Asie centrale.

Après son K.-O. en 57 secondes sur Jesus Mendoza samedi au Casino, je lui ai demandé s’il préfèrerait se mesurer à l’élite dès maintenant, comme l’a fait Vasiliy Lomachenko, plutôt que de gravir les échelons tranquillement. Il a répondu qu’il faisait confiance à son équipe, que ça ne le dérangeait pas d’y aller étape par étape et qu’il allait aller plus loin que Lomachenko de toute façon. 

Jeune (20 ans), confiant (trop?) et spectaculaire, Akhmedov promet à qui veut l’entendre qu’il deviendra le plus grand boxeur de l’histoire. La bonne nouvelle, c’est qu’il tentera de le faire ici, au Québec, sous la férule d'Eye of the Tiger!

2- Christian Mbilli, poids moyen (160 livres), 12-0, 12 K.-O.

Vous n’avez pas encore vu Mbilli en action? La prochaine fois, ne clignez pas des yeux.

Cet olympien français frappe comme une tonne de brique, il l’a une fois de plus prouvé le week-end dernier chez lui en France...

Entraîné par Marc Ramsay, Mbilli a la chance de s’entraîner aux côtés de David Lemieux, Artur Beterbiev et Eleider Alvarez. Il sait très bien ce que ça prend pour devenir champion du monde...

À 23 ans, non seulement Mbilli est-il un boxeur d’exception, il est aussi un excellent communicateur. La recette est parfaite pour le Groupe Yvon Michel. Le voici le boxeur qui remplira de nouveau le Centre Bell.

1- Artem Oganesyan, poids mi-moyen (147 livres), 7-0, 6 K.-O.

Le talent à l’état pur et probablement la plus grosse prise d’Eye of the Tiger à ce jour. Ce jeune boxeur russe de 19 ans a un palmarès amateur à faire rêver. Champion du monde amateur junior en 2015, il ne s’est pas éternisé en boxe olympique.

Après six combats professionnels dans sa Russie natale, Oganesyan a été attiré ici par EOTTM et il s’est battu au Centre Vidéotron dans un anonymat presque complet le 6 octobre. Il a terrassé Sergio Samuel Castellanos en une minute, trente-huit secondes.

Il ne restera pas anonyme très longtemps. Regardez ce qu’il a publié sur Instagram plus bas... AYOYE.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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