Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Football universitaire RSEQ

Victoire sans appel du Rouge et Or

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Avec cinq passes de touché, Hugo Richard a établi un record d’équipe dans une victoire de 57-13 du Rouge et Or de l’Université Laval face aux Redmen de McGill dans un match disputé, samedi, au stade Percival Molson.

Le pivot de cinquième année compte maintenant 67 passes de touché en carrière pour battre la marque de 66 établie par Benoît Groulx (2005-2009). Avec une partie à disputer, Richard occupe le deuxième rang dans l’histoire du RSEQ derrière Jérémi Roch (2011-2015), du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, qui en compte 68.

«C’est le fun, le record d’équipe, et ça témoigne de mon long passage et de la santé de l’offensive, a raconté Richard qui a complété 22 de ses 27 passes pour 376 verges. Ça aide d’avoir été partant dès le jour 1.»

«Quand j’embarque sur le terrain, je ne pense pas aux records, mais la ligne offensive a tenu le compte [samedi], de poursuivre le produit des Cheetahs de Vanier. Contre Sherbrooke la semaine prochaine, je vais être content quand même si on gagne et qu’on marque tous nos touchés par la course.»

La passe qui lui a valu le record fut de 19 verges dans les mains d’Alexandre Savard qui a réalisé un bel attrapé.

Betts se blesse

La partie avait bien mal débuté pour le Rouge et Or. Mathieu Betts s’est blessé au dos pendant la période d’échauffement. L’ailier défensif étoile n’a pas affronté les Redmen, ratant son premier match en quatre ans à Laval.

«Mathieu s’est blessé dans la période d’échauffement, mais ce n’est pas sérieux, a mentionné l’entraîneur-chef Glen Constantin. On ne voulait pas prendre de chance. L’absence de Mathieu a amené quelques changements sur la ligne.»

À son premier match en carrière, la recrue Yanis Chihat a fait coup double en obtenant son premier départ en relève à Betts. L’ailier défensif Alexandre Gagnon frappait aussi en relève puisque Marc-Antoine Bellefroid s’est blessé, jeudi, à l’entraînement.

Pas satisfait

Malgré la victoire à sens unique, Constantin n’avait pas le cœur à la rigolade. «Il ne faut pas se laisser leurrer par le pointage et les statistiques, a débité l’entraîneur-chef de Laval. L’objectif était de jouer selon nos standards et nous ne l’avons pas atteint. Crédit à McGill qui est sorti en force et qui voulait jouer au football. Ils avaient un bon plan.»

«On a commis des erreurs sur les unités spéciales en se faisant prendre avec 13 joueurs sur le terrain sur un botté de dégagement, ce qui a procuré un premier essai à McGill et conduit à un placement. Un botté de dégagement a été bloqué, ce qui est tragique et peut coûter un match. Défensivement, nos couvertures n’ont pas été assez étanches», a énuméré Constantin.

«C’est aussi une combinaison de la pression de la ligne défensive qui était moins forte qu’à l’habitude. On a aussi écopé de pénalités de rudesse en raison de la frustration de nos joueurs. L’offensive a offert une belle performance. On a progressé sur certains aspects, mais pas sur toute la ligne.»

Deux receveurs du Rouge et Or ont terminé le match avec des gains de plus de 100 verges.

Mathieu Robitaille a continué de jouer un rôle important avec trois réceptions et deux majeurs pour 115 verges. Son premier touché a été inscrit sur une passe et course de 75 verges.

«C’est le fun de réussir un autre long jeu, a souligné Robitaille, qui avait capté une passe de 64 verges contre les Carabins de l’Université de Montréal, dimanche dernier. Ça fait la différence quand tu peux réussir de longs jeux. Ça coupe les jambes des adversaires et ça donne une bonne dose d’énergie à ton équipe.»

«Hugo [Richard] me fait de plus en plus confiance, d’ajouter le produit des Titans de Limoilou. Quand je suis ouvert, il sait que je suis capable de courir. Hugo est un quart-arrière de cinquième année et il voit les ouvertures partout. Certains ne pensent pas que je vais aller dans les zones profondes.»

De son côté, Marc-Antoine Pivin a connu son meilleur match de la saison avec sept réceptions pour 103 verges. «Ça fait du bien de connaître un bon match et de contribuer aux succès de l’équipe, a souligné l’ailier espacé de troisième année. On a connu un mauvais départ à Sherbrooke et j’ai été limité dans deux autres parties en raison d’une blessure. C’est jamais le même receveur qui est visé et on joue tous l’un pour l’autre.»

Desjardins garde le fort

En l’absence de Mathieu Betts et de Marc-Antoine Bellefroid, le plaqueur Vincent Desjardins a gardé le fort sur la ligne défensive.

«Il fallait s’assurer que les jeunes sachent où ils s’en allaient, mais je ne me suis pas mis de pression supplémentaire de bien performer», a souligné l’auteur de 3,5 plaqués, dont trois pour des pertes.

«Je savais que quelque chose n’allait pas pour Mathieu dans l’échauffement, mais je pensais qu’il serait en mesure de revenir après avoir subi des traitements. Mathieu représente une grande partie de notre défensive et on a hâte de le ravoir. Son absence nous a donné plus de temps pour nous rendre au quart-arrière, lui qui n’a besoin que de trois secondes pour le faire.»

En plus de Betts, le Rouge et Or a aussi perdu les services de Nicolas Viens. Le demi défensif a été frappé solidement par son coéquipier Adam Auclair, alors que les deux joueurs convergeaient pour le plaqué.

Les Redmen voulaient lancer un message au Rouge et Or dans l’éventualité où les deux équipes se retrouveraient en première ronde des séries éliminatoires.

«On savait que la commande était grosse, mais on ne voulait pas faire simplement acte de présence, a raconté l’entraîneur-chef des Redmen, Ronald Hilaire. On voulait être combatifs pendant quatre quarts et créer des précédents si on se revoit en séries. On voulait jouer. On a obtenu quelques opportunités en partant, mais nous n’avons pas été en mesure de conclure.»

Les Redmen ont notamment bloqué un botté de dégagement au premier quart par l’entremise de Benjamin Carré et repris le ballon à la ligne de 34 du Rouge et Or, mais ils n’ont inscrit aucun point au tableau. Sur le premier jeu, une mauvaise remise au quart-arrière leur a valu une perte de 17 verges et ils ont dû dégager le jeu suivant.

«Notre sort entre nos mains»

«Il n’y a pas de victoire morale pour moi, mais nous sommes mieux sortis que lors du match à Québec, a souligné Hilaire au sujet de la défaite de 53-7 du 23 septembre. On a mieux parti, mais nous n’avons pas exécuté de la façon dont on voulait. Avec deux parties au calendrier, on a encore notre sort entre nos mains et un gros match nous attend la semaine prochaine à Concordia.»

Au quatrième rang du classement, les Redmen présentent une fiche d’une victoire et cinq défaites.

Dans la défaite, Jérémy Sauvageau a bien fait avec quatre réceptions et un touché pour des gains de 117 verges.