Canadiens

Touchant moment avec Jacques Demers

Touchant moment avec Jacques Demers

Michel Bergeron

Publié 13 octobre
Mis à jour 13 octobre

Le Canadien a réussi son coup en offrant une cérémonie remplie d’émotions pour souligner les 25 ans de la conquête de la coupe Stanley de 1993. J’ai été particulièrement touché lorsque Jacques Demers a été présenté à la foule en compagnie de Serge Savard. Un beau moment.

C’était plaisant de voir cette équipe honorée, mais pour moi, Jacques, c’est plus que l’entraîneur du Canadien.

J’ai été celui qui l’a remplacé après son congédiement par les Nordiques à l’issue de leur première saison dans la LNH. Jacques était demeuré dans l’organisation et je me souviendrai toujours qu’au camp d’entraînement, il était laissé de côté lors des réunions d’équipe et il semblait malheureux.

Jacques devait diriger le club-école, mais les Nordiques n’en avaient pas eu à leur deuxième année.

À un moment donné, on a organisé un souper d’équipe et je l’ai appelé personnellement pour l’inviter.

Ça nous avait permis de nous rapprocher. Et à partir de ce moment, on est devenus de bons amis. Puis, Jacques est parti pour St. Louis en 1983.

Plusieurs pensent que je suis le seul entraîneur à avoir été échangé, mais ce n’est pas vrai. Jacques avait été échangé pour Claude Julien, l’actuel entraîneur du Canadien, et Gord Donnelly.

On a ensuite rivalisé l’un contre l’autre tout en restant amis. On s’appelait régulièrement avant ses accidents vasculaires cérébraux (AVC) et on jouait au golf à l’occasion. En le voyant jeudi, c’était d’une tristesse épouvantable.

Le Canadien a bien fait les choses. D’une manière sobre, mais bien faite.

On vit souvent de souvenirs, mais c’est important de ne pas oublier les bons moments. La nature humaine se rappelle souvent les mauvais côtés, mais les belles choses, c’est important de ne pas les oublier.

Offensive au neutre

Le Canadien a connu plus de difficultés face aux Kings que lors de ses deux premiers matchs.

Même si le Tricolore a obtenu 40 lancers, ce qui a été frappant est le fait que les joueurs ont eu beaucoup de difficulté à se diriger vers le filet adverse. Plusieurs des tirs sont survenus de loin. On a vu que les Kings avaient beaucoup d’expérience.

Une chose est sûre, il va falloir régler la situation sur l’avantage numérique rapidement. Le Canadien a été blanchi en quatre occasions dans cette facette jeudi soir. L’équipe a marqué un total de sept buts en trois matchs, dont cinq contre Pittsburgh. Sur le plan de la production, ça ressemble à l’édition de l’an passé.

Cela dit, la saison est jeune et il n’y a pas de panique. On sent que les joueurs travaillent et que l’ambiance est bonne, mais Claude Julien devra regarder qui est à l’aise à l’attaque.

Éventuellement, je pense qu’il va regrouper les six meilleurs attaquants pour qu’il y ait deux trios dominants.

Où est Drouin ?

Il faut que Jonathan Drouin se mette en marche. Le CH a besoin de la production de Jonathan Drouin, qui n’a toujours pas de point après trois parties ainsi qu’un différentiel de -1. Le CH profite d’un calendrier favorable en octobre avec une série de matchs à la maison et le Canadien doit remporter ces matchs.

Surtout que ça s’annonce difficile sur la route puisque le Canadien n’est pas une équipe qui excellera dans le jeu physique. Les Penguins seront de passage en ville ce soir. Même si la saison ne vient que de commencer, ils vont donner un bon test au Canadien.

*Propos recueillis par Roby St-Gelais