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Claude Julien adhère au changement de cap des Canadiens

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Les Canadiens de Montréal ont bien changé depuis l’arrivée en poste de l’entraîneur-chef Claude Julien. Après avoir participé aux séries en 2017, l’équipe se retrouve aujourd’hui dans une situation complètement différente.

Le directeur général Marc Bergevin se garde bien de faire allusion à une reconstruction, mais il y a un virage jeunesse évident qui a été entrepris. La formation du Tricolore pour amorcer la saison était d’ailleurs la deuxième plus jeune du circuit.

Malgré ce revirement, Julien adhère complètement à la vision de son directeur général. Selon lui, un vent de renouveau était nécessaire.

«Absolument. Je vais être honnête, je pense qu’on avait besoin d’un "reset" ici, a-t-il avoué dans une entrevue avec Louis Jean à TVA Sports. Beaucoup de choses devaient changer. Il y avait de mauvaises tendances, des choses qui s’étaient établies avec les années. C’est important de faire un "reset". C’est pour ça que Marc n'utilise pas le mot reconstruction.»

Les Canadiens ont fait les manchettes pour de tristes raisons la saison dernière en terminant au 28e rang du classement général. Pour les partisans montréalais, l’époque où le Tricolore empilait les coupes Stanley n’avait jamais semblé aussi lointaine.

«On fait partie d’une franchise qui a une histoire incroyable. On doit retrouver ce standard et cette réputation. C’est important d’avoir le bon noyau de joueurs, d'essayer de partir sur la bonne voie et d’avoir les bonnes habitudes. Ensuite, on peut continuer à aller de l’avant.»

Relancer Drouin

L’un des beaux défis de Julien? Relancer l’attaquant Jonathan Drouin et lui permettre d’exploiter son plein potentiel offensif.

Si certains pensaient qu'un retour à l’aile lui permettrait d’exploser, le Québécois éprouve encore des ennuis en ce début de saison.

Mais le pilote n’est pas prêt à comparer les difficultés actuelles de Drouin à celles qu’il a rencontrées l’an passé. Cette fois, l’athlète de 23 ans est arrivé dans de meilleures dispositions au camp d’entraînement de l’équipe.

«Je pense que ce sont deux situations différentes avec Jonathan. L’an passé, je ne suis pas certain qu’il était extrêmement prêt à vivre ce qu’il a vécu. C’était d’une façon un "wake up call". Il a réalisé c’est quoi jouer à Montréal et les attentes. Surtout que les attentes étaient élevées dans son cas. Cette année, il est arrivé en très bonne forme, il sait à quoi s’attendre.»

Julien n’est pas dupe : il sait que l’apport offensif de Drouin sera étroitement lié aux succès des Canadiens. Avant le match face aux Penguins de Pittsburgh, samedi, celui-ci était inexistant.

«Maintenant, la frustration [...], c’est que même en matchs préparatoires, il n’a inscrit aucun point. Et on s'attend à ce qu'il produise pour nous. Après trois matchs, tu espères être capable de l’aider à renverser la vapeur et à commencer à produire. Dès qu’il va commencer à produire, et ça peut être seulement un point, il va se libérer de cette pression et je pense qu’on va voir un Jonathan Drouin bien meilleur.»

Près de la famille 

Maintenant que sa famille a déménagé à Montréal pour le rejoindre, Julien pourra consacrer plus de temps à sa priorité.

«La chose la plus importante dans la vie, c'est la famille. Ce qui vient en deuxième, c'est ton travail. Ta famille doit toujours passer en premier. De l'avoir autour de moi, c'est plaisant. Je pars de l'aréna et au lieu d'arriver dans un appartement qui est vide, j'ai la chance de passer du temps avec mes enfants et avec ma femme. J'ai la chance de voir mes enfants grandir aussi.»

Voyez l'entretien de Louis Jean avec Claude Julien dans la vidéo ci-dessus.