Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Canadiens

Formation du CH: un contraste frappant

Formation du CH: un contraste frappant

Louis Jean

Publié 11 octobre
Mis à jour 11 octobre

C’est l’ouverture locale ce soir pour les Canadiens de Montréal et le contraste par rapport au même moment l’an dernier ne pourrait être plus frappant.

L’ambiance semble tout simplement meilleure. Le groupe de joueurs m’apparaît plus uni que lors de l’édition 2017-2018. On verra si ça se poursuivra, mais c’est un excellent signe et ça se confirme aussi sur la glace. Il reste tout de même 80 matchs à jouer, mais à mes yeux, c’est flagrant comme différence.

Le 10 octobre 2017, les Canadiens faisaient leur entrée au Centre Bell après avoir subi deux revers qui ont fait mal. Ils se sont fait lessiver 6-1 par les Capitals et blanchir 2-0 par les Rangers.

Malgré 42 tirs au filet, les hommes de Claude Julien se sont inclinés 3-1 devant les Blackhawks. La feuille du match illustre bien à quel point il y a eu des changements. Il y a neuf joueurs, incluant Shea Weber, Tomas Plekanec et Karl Alzner qui ne seront pas en uniforme ce soir par rapport à il y a un an, quasiment jour pour jour. C’est presque la moitié de l’équipe!

Le seul buteur avait été Plekanec, qui sera dans les gradins. Le deuxième défenseur le plus utilisé était Alzner, qui ronge également son frein.

Quand Marc Bergevin m’a confié qu’il n’hésiterait pas à prendre les décisions difficiles, on en a une preuve tangible. Si on juge qu’un joueur n’est pas à la hauteur, peu importe son statut ou son salaire, il ne jouera pas ou ses minutes seront diminuées. C’est ce qu’on appelle de l’imputabilité.

10 pensées en rafale

1. Jesperi Kotkaniemi vivra son baptême de feu à Montréal jeudi soir. La foule l’adore déjà. Ce sera un moment spécial pour lui et sa famille. Sa mère Kati assistera au match, mais son père, Mikael, est demeuré en Finlande puisqu’il dirige Assat Pori.

2. Kotkaniemi va demeurer dans un condo du centre-ville tout près du Centre-Bell. Sa mère entend rester à Montréal plusieurs semaines pour aider la transition et préparer les repas.

3. Parlant de famille, l’épouse et les enfants de Claude Julien sont déménagés à Montréal cet été. L’an dernier, ils étaient demeurés à Boston.

4. Observation sur Carey Price. L’an dernier, s’il n’avait pas besoin de parler aux médias, il fuyait. Cette année semble différente. Mardi matin, il a attendu patiemment pendant quelques minutes pour parler aux journalistes. Price a toujours compris son importance sur la glace. J’ai l’impression qu’il comprend maintenant mieux son rôle dans le vestiaire et devant les caméras.

5. J’ai demandé à quelques joueurs qui est le plus grand «hockey geek» de l’équipe? Ce n’est pas un sondage scientifique, mais Jonathan Drouin et Max Domi semblent être ceux qui regardent le plus de matchs et étudient les tendances des autres joueurs et équipes.

6. Andrew Shaw m’a dit qu’il ne regarde jamais les matchs à la télévision tandis que Noah Juulsen m’a dit que ce qu’il observe, c’est le travail des défenseurs. Il est particulièrement impressionné par Drew Doughty, qui sera au Centre Bell jeudi soir.

7. Parlant de défenseurs, Weber m’a dit que lorsqu’il a rencontré l’entraîneur des défenseurs Luke Richardson au début du camp d’entraînement, il avait l’impression qu’il pourrait encore jouer. La réponse de Richardson: «je pourrais survivre une période!».

8. Nicolas Deslauriers a toujours été reconnu comme un joueur qui guérit rapidement. Cela dit, il devra fort probablement porter une visière complète lorsqu’il reviendra au jeu.

9. Ailleurs dans la LNH, plusieurs Québécois se sont illustrés en ce début de saison. Anthony Duclair est toujours en quête d’un premier but, mais il semble avoir la confiance de John Tortorella. Le natif de Pointe-Claire joue sur un trio avec Alexander Wennberg et le capitaine Nick Foligno. Il a terminé le dernier match avec un différentiel de +3.

10. J’adore rencontrer des partisans des Canadiens. Cet été j’ai croisé un fan fini du CH. Un gars extrêmement attachant qui s’appelle Pierre-Luc Béland. Pierre-Luc est autiste et travaille au Subway du Faubourg Boisbriand depuis huit ans. Ses collègues m’ont dit que lorsqu’il entre au boulot, il raconte à ses collègues en détails le match de la veille. Les différentes transactions dans la LNH, etc. Pierre-Luc est extrêmement apprécié par ses collègues et fonde beaucoup d’espoir en son équipe cette année. Il rêve d’assister à un match au Centre Bell.