Canadiens

Beaucoup d’émotions pour Mario Roberge

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En son temps, Mario Roberge était un joueur robuste qui ne reculait devant personne et il a eu son rôle à jouer dans la conquête de la Coupe Stanley des Canadiens en 1993.

Rencontré au Centre Bell quelques minutes avant la cérémonie soulignant ce championnat, le coriace ex-numéro 32 était de belle humeur et s’est remémoré avec amusement la bataille psychologique qu’il avait livrée au gardien des Nordiques Ron Hextall lors du premier tour du parcours éliminatoire du CH cette année-là.

Après chaque exercice d’avant-match, le rugueux portier du fleurdelisée avait l’habitude d’aller donner quelques coups de patins sur le point central de la patinoire, sur la ligne rouge. Ce faisant, il mettait allègrement les pieds dans la zone occupée par les joueurs du CH et cela avait commencé à en agacer quelques uns.

C’est Roberge qui a pris soin de régler ce problème avant le troisième match, alors que les Nordiques menaient la série 2-0.

«Le fameux point rouge... j'ai laissé savoir à Ron que c'était mon point rouge, cette journée-là, a raconté Roberge. Ça a stimulé les troupes, on a gagné le restant des matchs. Je ne suis pas prêt à dire que c'est ça qui a fait gagner l'équipe, mais chose certaine, ça n'a pas nui.»

Comme tout le monde, Roberge s’est montré émotif au sujet de l’entraîneur de l’équipe de 1993, Jacques Demers, présent jeudi soir malgré le fait qu’il ne soit pas au sommet de sa forme après avoir connu divers problèmes de santé ces dernières années.

«Je m'en vais le voir, Jacques. On vieillit. On profite de chaque jour. Plus on vieillit, plus on se dit qu'on ne sera peut-être pas là demain», a-t-il philosophé.

«Jacques est tombé malade, je sais que c'est déplorable, qu'il aurait aimé avoir la parole et tout, mais Jacques, on le regarde et je pense qu'il nous parle avec ses yeux, a poursuivi Roberge. C'est ce qui va arriver tantôt. Il va nous parler avec ses yeux.»