Gary Bettman

Photo : Gary Bettman Crédit : AFP

LNH

Une stabilité inquiétante pour la LNH?

Une stabilité inquiétante pour la LNH?

Renaud Lavoie

Publié 10 octobre
Mis à jour 10 octobre

Le hockey est un des sports les plus excitants au monde, mais malheureusement cet engouement ne se sent pas dans les revenus de la LNH présentement.

Même si on s’approche tranquillement de revenus annuels de 5 milliards de dollars, on ne s’attend pas à une hausse importante cette saison: ce sera trois pourcent. C’est ce que les dirigeants de la ligue prévoient, ce qui n’est pas catastrophique, mais c’est quand même sous la moyenne historique de la ligue.

On explique ça évidemment par des revenus aux guichets qui stagnent et la faiblesse du dollar canadien qui demeure à 77 sous. C’est sans compter aussi la faiblesse du contrat national de télévision aux États-Unis qui ne rapporte que 200 millions de dollars annuellement.

Ce contrat de 10 ans avec NBC se termine après la saison 2020-2021, et pas besoin de vous dire que Gary Bettman a bien hâte d’annoncer une nouvelle entente plus lucrative, ce qui devrait arriver d’ici un peu plus d’un an. L’objectif ultime serait de recevoir un milliard de dollars annuellement en droit national. Est-ce réaliste?

Un Québécois inconnu chez nous dans la LNH

Maxime Lajoie, ça vous dit quelque chose? C’est un défenseur repêché au cinquième tour par les Sénateurs en 2016 qui a fait ses débuts cette saison et qui a marqué à son premier lancer. «Mon deuxième», me souligne Lajoie dans le vestiaire des «Sens». Mais le premier avait atteint la barre horizontale, donc statiquement ça ne compte pas.

Pourquoi le nom de Maxime Lajoie est peu connu au Québec? C’est que son père a déménagé de la ville de Québec à Calgary il y a un peu plus de 12 ans pour devenir représentant pour la compagnie Heinz. C’est donc en Alberta que Maxime Lajoie a joué au hockey plus jeune et avec Swift Current qu’il a joué son hockey junior.

Et s’il est à Ottawa aujourd’hui, c’est en partie grâce à un joueur de l’organisation des Canadiens et un des Stars qui l’ont aidé à devenir le joueur qu’il est aujourd’hui.

«À 16 ans, Brett Lernout et Dillon Heatherington m’ont aidé. J’ai joué beaucoup avec Brett et il m’a toujours protégé. Il était gentil avec moi. Brett et Dillon étaient de vrais leaders et je suis très reconnaissant pour ce qu’ils ont fait pour moi.»

Évidemment que le défi est encore grand pour ce jeune défenseur de 20 ans qui est dans la LNH aujourd’hui parce qu’il le mérite, lui qui est une des belles surprises cette saison chez les Sénateurs.

«C’est un défenseur qui sort bien la rondelle et qui patine bien, affirme son coéquipier Thomas Chabot. Il est toujours intense, même dans les pratiques. Évidemment que lorsque tu marques un but et que tu amasses une passe à ton premier match, tu penses que ça va toujours être comme ça. C’est une ligue exigeante et il devra s’habituer à la fatigue. Ce sera son plus gros défi.»