Canadiens

Canadiens : quatre joueurs dans l'incertitude

Publié | Mis à jour

Les Canadiens de Montréal auront bientôt un surplus de joueurs dans leur effectif et des décisions devront être prises par le directeur général Marc Bergevin.

Dans les faits, Jacob De La Rose, Tomas Plekanec et Nikita Scherbak - l’équivalent d’un trio complet - sont envoyés sur la galerie de presse depuis le début de la saison, tandis que Karl Alzner est relégué à un rôle de réserviste au sein de la brigade défensive.

D’ici sept à 10 jours, c’est l’ailier Nicolas Deslauriers qui reviendra au jeu et Claude Julien devra lui faire une place au sein de sa formation.

Qui écopera lorsque l’agitateur sera de retour?

Survol des quatre candidats :

Jacob De La Rose (choix de 2e tour, MTL, 2013) : attaquant de 23 ans, strictement à caractère défensif. Bon gabarit à 6 pi 3 po et il a su améliorer son jeu depuis la fin de la dernière saison. Toutefois, son rôle sera toujours sur l’un de deux derniers trios. De plus, Joel Armia a été acquis pendant l’été. Ce dernier est employé sur la deuxième unité d’attaque et il s’impose comme un joueur d’utilité supérieur à ce que De La Rose a démontré.

Tomas Plekanec (choix de 3e tour, MTL, 2001) : spécialiste des mises au jeu, le Tchèque de 35 ans est revenu dans le giron cet été après avoir passé la fin de la dernière saison avec les Maple Leafs de Toronto, séries incluses. Celui qui n’est qu’à deux matchs du plateau des 1000 dans la LNH n’a toutefois pas retrouvé sa place après l’arrivée de Matthew Peca, l’insertion de Max Domi sur la troisième unité et des performances convaincantes de l’enfant chéri Jesperi Kotkaniemi. Il serait toutefois difficile de voir le CH se départir de ce joueur qui a grandi avec l’organisation par la voie du ballottage.

Nikita Scherbak (choix de 1er tour, MTL, 2014) : longtemps énigmatique, l’ailier gauche n’a jamais connu un camp d’entraînement à tout casser. Reste que le Russe de 22 ans possède un flair offensif évident (ce qu’il a démontré dans la LAH), mais il doit mieux utiliser son physique (6 pi 2 po) dans le hockey de la LNH. Étant donné son statut de choix de premier tour, les Canadiens préféreraient l’échanger plutôt que le perdre au ballottage et il a fort à parier qu’un DG oserait courir le risque pour le relancer dans un nouvel environnement. Il demeure le candidat le plus probable à se trouver sous d’autres cieux, mais advenant une blessure, il pourrait aussi être utilisé dans un rôle offensif.

Karl Alzner (embauché comme joueur autonome, été 2017, 5 ans, 23,125M$) : l’ancien des Capitals de Washington devait être un pilier sur l’une des deux premières paires défensives, sauf que sa première saison à Montréal a été laborieuse avec 12 points et un rendement de -7 en 82 matchs. L’arrière de 30 ans espérait sans doute se racheter cette saison, mais son camp d’entraînement a été ordinaire et Xavier Ouellet l’a supplanté. À 4,625 millions $ par saison, c’est cher payé dans les gradins et son contrat ne sera pas facile à échanger dans le contexte.

Michel Bergeron protègerait deux joueurs

S’il avait la tâche ingrate de retrancher des joueurs de l'effectif du Bleu-Blanc-Rouge, Michel Bergeron protègerait deux joueurs : De La Rose et Scherbak.

«Dans le cas de Scherbak, je vois quelque chose en lui. Il n’a que 22 ans et je ne serais pas prêt à abandonner», a-t-il indiqué au bulletin TVA Sports, mercredi.

Pour l’ancien entraîneur-chef des Nordiques de Québec, il ne fait aucun doute : Plekanec est celui qui devra partir.

«Même si on le mettait au ballottage, personne ne le prendrait. C’est évident. Il n’est pas pour aller jouer pour le Rocket, mais on vient de lui donner un contrat garanti», de dire «le Tigre».

«On vient de soumettre Michael McCarron au ballottage et personne ne l’a réclamé. Est-ce qu’on ferait la même chose avec Scherbak ou De La Rose? Je ne suis pas certain.»

Quant à Alzner, Bergevin devra attendre avant de racheter son entente, à laquelle il restera trois ans après la présente saison. Selon Michel Bergeron, «il y a possiblement des choses dont nous ne sommes pas au courant».

«Quand Bergevin leur dit "forcez-nous à vous garder", il n’a rien fait pour se faire remarquer», conclut-il.

Voyez l'intervention de Michel Bergeron dans la vidéo, ci-dessus.