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Jonathan Drouin veut en faire plus

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Rien n’est parfait en ce bas monde. Le Canadien de Montréal n’y fait pas exception. Malgré sa récolte surprise de trois points en deux matchs, un point d’interrogation demeure: la tenue de Jonathan Drouin.

Certains diront qu’il ne s’agit que de deux matchs. Toutefois, malgré une présence accrue sur l’attaque massive, l’attaquant est toujours en quête de son premier point.

Reconnu pour son flair offensif, il n’a décoché que deux tirs en direction des gardiens adverses et trop peu souvent, ses compagnons de trio et lui ont bourdonné dangereusement en territoire ennemi.

«Je pense que je ne suis pas assez impliqué. Quand je n’ai pas d’occasions de marquer, que je n’ai pas de tirs ni de passes, je sais que quelque chose ne va pas», a-t-il déclaré au terme d’un autre rigoureux entraînement du Canadien, mardi.

«Je ne suis pas en train de paniquer. L’équipe va bien, les autres trios vont bien. C’est à nous de monter notre niveau pour arriver à celui des autres lignes», a-t-il ajouté.

Un trio tout neuf

Si l’unité composée de Tomas Tatar, de Phillip Danault et de Brendan Gallagher est demeurée pratiquement intacte depuis le début du camp d’entraînement, il a fallu quelques semaines à Claude Julien pour jumeler Drouin à Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia.

Le jeune finlandais en est à ses premiers pas dans le circuit Bettman, alors que son compatriote occupe un rôle offensif pour la première fois depuis fort longtemps. La période d’adaptation n’est peut-être pas encore suffisante.

«Notre trio n’a pas mal joué. Cependant, si on veut faire partie des bonnes lignes de la Ligue nationale, il faut en donner un peu plus que ça, a-t-il indiqué. On n’a pas créé beaucoup d’occasions à forces égales. En fait, on a eu quelques petites occasions, mais sur 60 minutes, ce n’est pas notre meilleur apport.»

Par la défense

Par chance, les autres unités fonctionnent, particulièrement, celle de Paul Byron, de Max Domi et d’Artturi Lehkonen, les trois meilleurs pointeurs de l’équipe avec une récolte combinée de 10 points.

Néanmoins, Drouin soutient qu’il se sentira plus léger lorsqu’il parviendra à contribuer offensivement.

D’autant plus qu’il est l’un des trois seuls membres du Tricolore à afficher un différentiel négatif. Avec une fiche de -1, il est à égalité avec Matthew Peca et Xavier Ouellet.

«Malgré tout, la pression est encore là. J’aimerais qu’on en donne plus et qu’on soit un peu plus constant sur la rondelle. Je trouve qu’on joue un peu éloigné l’un de l’autre. Quand on perd la rondelle, les chances sont minces qu’on la reprenne tout de suite. On doit travailler là-dessus.»

Encore une fois, tout commence donc par la défense.