Impact

Impact: entre satisfaction et inquiétude

Dave Lévesque / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Malgré une victoire convaincante de 3 à 0 sur le Crew de Columbus samedi, l’Impact n’a plus les mains sur le volant de sa destinée.

En gagnant, le Bleu-Blanc-Noir a repris une priorité de cinq points au sixième rang de l’Association Est, mais dimanche, le D.C. United a profité de deux buts de Wayne Rooney pour battre le Fire de Chicago 2 à 1 et revenir à seulement deux points du club montréalais.

Et voilà que l’Impact ne rejouera pas avant le 21 octobre. D’ici là, D.C. va jouer ses deux matchs en mains et pourrait détenir une avance de quatre points sur l’Impact, à qui il aura ravi le dernier rang donnant accès aux séries.

L’équipe de la capitale américaine va recevoir Dallas samedi et Toronto quatre jours plus tard.

Garder le cap

N’étant plus en contrôle, les joueurs de l’Impact se résignent à être positifs et à travailler avec acharnement.

«On attend de voir ce que D.C. va faire cette fin de semaine, mais ça ne change rien à la structure de notre semaine», a soutenu Alejandro Silva par l’entremise d’un interprète.

Rémi Garde a même souligné que pour une fois, l’équipe a le temps de savourer une victoire.

«On a une semaine sans préparer de match, ça nous permet de savourer la dernière victoire, parce que parfois dans le foot, on n’a pas le temps.»

«On se projette tout de suite sur les deux matchs qu’il nous reste et où on a envie de prendre les six points.»

Pas de regrets

Rod Fanni est un vétéran aguerri et, de ce fait, il garde toujours la tête haute et ne baisse jamais les bras. «C’est difficile d’être dans l’attente des résultats des autres», convient-il.

Pour lui, au-delà de préserver la place en séries, il est important que tout le monde ait le sentiment d’avoir fait tout son possible.

«On va garder le cap, on n’a pas le choix. Il ne faut pas avoir de regrets supplémentaires, parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver.»

«Il ne faudrait pas qu’on ait des regrets parce qu’on n’a pas fait ce qu’on avait à faire. Il faut rester professionnel jusqu’à la dernière journée, c’est le seul chemin qu’on a à suivre.»

Particulier

En raison de la construction du Audi Field, le D.C. United a joué beaucoup de matchs à l’étranger en première moitié de saison, de sorte qu’il dispute huit de ses dix derniers matchs à la maison.

Qui plus est, le rythme des matchs a été moins soutenu en première moitié de calendrier, ce qui fait que D.C. s’est retrouvé avec beaucoup de matchs en mains.

«Ça peut arriver en Europe souvent à cause des intempéries. On peut avoir deux matchs de retard. Ce qui n’arrive pas à ma connaissance, c’est de jouer 80 % de ses dix derniers matchs à la maison.»

L’entraîneur-chef du Bleu-Blanc-Noir n’est pas angoissé par la semaine d’attente, même qu’il a hâte d’avoir le vrai portrait des deux dernières semaines de compétition dans la MLS.

«Je serai content de jouer le prochain match en sachant que la situation est claire.»

«Cette équipe de D.C. joue je ne sais pas combien de matchs de suite à la maison tout en ayant déjà le résultat en avance que nous on a. C’est assez curieux.»

«Le plus tôt cette situation prendra fin, le mieux ça sera.»

(Voyez le compte rendu de Nancy Audet dans la vidéo ci-dessus)