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Le secret et la construction des champions de 1986 et 1993

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Voici le secret des champions des Canadiens de Montréal qui ont remporté la Coupe Stanley en 1986.

1. Plombiers de luxe

11 juin 1980

Après avoir préféré Doug Wickhenheiser à Denis Savard lors de l’ouverture du repêchage, le Canadien a la main heureuse dans les rondes subséquentes. Il repêche au troisième tour le défenseur Craig Ludwig et l’ailier gauche Mike McPhee en sixième ronde. Les deux joueurs amèneront de la robustesse à la formation.

2. Le dieu grec

10 juin 1981

Ayant repêché Mark Hunter (7e) et Gilbert Delorme (18e) en première ronde, le Canadien réclame au deuxième tour (40e rang) un défenseur plutôt frêle du nom de Chris Chelios. Mais le jeune homme a du caractère et est animé d’une grande combativité. Il deviendra un des joueurs les plus détestés de la LNH, tout en se hissant parmi l’élite.

3. Le petit viking

6 octobre 1982

Premier Européen repêché par le Canadien en 1979, Mats Naslund fait ses débuts avec l’équipe. À sa première saison, il termine troisième chez les marqueurs du Tricolore avec 71 points, derrière Guy Lafleur (76 points) et Ryan Walter (75 points). Il est le dernier joueur du Tricolore à avoir connu une saison de 100 points (110 points en 1985-1986). En huit saisons à Montréal, il totalisera 612 points en 617 matchs pour une moyenne de près d’un point par match, un objectif qu’il s’était donné à son arrivée dans la LNH.

4. Changement à la présidence

12 novembre 1982

Les Brasseries Molson du Canada, propriétaires du Canadien, pigent dans la cour de leur compétiteur Carling-O’Keefe en nommant Ronald Corey au poste de président de l’équipe.

5. De joueur à directeur général

28 avril 1983

Serge Savard devient directeur général, succédant à Irving Grundman qui a été limogé après une troisième élimination d’affilée en première ronde.

6. Injection de jeunesse

8 juin 1983

Claude Lemieux est repêché au 26e rang avec un choix de deuxième ronde obtenu de Los Angeles en retour de Rick Chartraw, lors d’une transaction effectuée par Irving Grundman en 1981. Le Canadien utilise un autre choix de deuxième ronde acquis des Blues de St. Louis en retour de Guy Lapointe, en 1982, pour réclamer Sergio Momesso au 27e rang.

7. Voilà le gros centre!

28 octobre 1983

Savard réussit un grand coup à sa première transaction majeure en faisant l’acquisition du joueur de centre étoile Bobby Smith des North Stars du Minnesota. Il cède aux North Stars Keith Acton, Mark Napier et un choix de troisième ronde qu’il avait obtenu des Maple Leafs de Toronto (les North Stars choisirent Ken Hodge fils). Smith jouera sept saisons, formant un duo productif avec Mats Naslund.

8. Nouveau souffle

24 février 1984

Le Canadien connaît une première saison inférieure à ,500 depuis la campagne 1950-1951. Serge Savard congédie Bob Berry qu’il avait maintenu au poste d’entraîneur à la suite de sa nomination comme DG. Il le remplace par Jacques Lemaire. Chris Chelios et Steve Penney se joignent à l’équipe pendant cette période. Le Tricolore surprend dans les séries en éliminant les Bruins et les Nordiques dans une série qui se termine par le match du Vendredi saint. Il s’incline en finale d’association devant les Islanders de New York qui cherchent à égaler son record de cinq coupes Stanley consécutives. Les champions sont détrônés par les Oilers d’Edmonton qui amorcent une dynastie de leur cru avec cinq championnats en sept ans

9. Récolte abondante

9 juin 1984

L’organisation frappe dans le mille au repêchage. Elle se prévaut du choix de première ronde qu’elle avait acquis des Whalers de Hartford en 1981 pour repêcher le transfuge tchèque Petr Svoboda au cinquième rang. Elle utilise son propre premier choix pour réclamer Shayne Corson en huitième position. Puis, en vertu d’un échange de choix avec les Blues de St. Louis, Stéphane Richer est sélectionné au 29e rang. Enfin, Patrick Roy est choisi au 51e rang avec un choix de troisième ronde obtenu des Jets de Winnipeg, le 4 novembre 1983, en retour de Robert Picard.

10. Mission accomplie!

24 mai 1986

Après une saison de hauts et de bas sous la direction de l’entraîneur recrue Jean Perron, le Canadien connaît des séries du tonnerre grâce au brio, notamment, des jeunes Patrick Roy, Claude Lemieux, Chris Chelios et Guy Carbonneau et des vétérans Larry Robinson, Bob Gainey, Bobby Smith et Mats Naslund. Il remporte une première coupe Stanley depuis 1979, la 23e de son histoire.

LA CONSTRUCTION DES CHAMPIONS DE 1993

Voici la construction de l’équipe gagnante de la Coupe Stanley de 1993.

1. Gagnant-gagnant

20 septembre 1991

Malgré deux saisons de 50 buts, Stéphane Richer brûle à petit feu dans le marché de Montréal. Il passe aux Devils du New Jersey en compagnie de l’attaquant Tom Chorske contre le capitaine et leader des Devils, Kirk Muller, et du vétéran gardien Roland Melanson. Muller rendra de précieux services au Canadien durant ses quatre saisons à Montréal et Richer fera de même durant cinq saisons avec les Devils.

2. Le motivateur

11 juin 1992

Après deux saisons à titre d’analyste au réseau radiophonique des Nordiques, Jacques Demers reprend du service derrière le banc. Il succède à Pat Burns, parti pour Toronto.

3. Le joueur clé

27 août 1992

Le Tricolore ajoute du punch à son attaque en faisant l’acquisition de Vincent Damphousse des Oilers d’Edmonton contre Shayne Corson, Brent Gilchrist et Vladimir Vujtek.

4. Et de deux!

31 août 1992

La transformation se poursuit. Russ Courtnall souhaite poursuivre sa carrière à Los Angeles où son épouse fait carrière comme chanteuse. Il est plutôt échangé aux North Stars du Minnesota contre Brian Bellows, auteur de sept saisons de 30 buts ou plus dont une de 55 buts.

5. Prophétie réalisée

9 juin 1993

La prophétie de Jacques Demers se réalise. Après avoir dit à ses joueurs avant le début de la saison qu’ils surprendraient le monde du hockey, le Canadien ajoute une 24e coupe Stanley à sa collection. Comme en 1986, Patrick Roy joue un rôle de premier plan dans cette conquête. Le Tricolore signe un exploit sans précédent en remportant 10 victoires consécutives en prolongation. Si ce championnat était inattendu, personne ne se doute que la 25e conquête se fera encore attendre plus de 25 ans plus tard.