Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Tennis

Coupe Banque Nationale: c’est la fin pour Rebecca Marino

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C’est terminé pour les Canadiennes à la Coupe Banque Nationale. La dernière qui demeurait en vie, Rebecca Marino, repart de Québec habitée de sentiments partagés, déçue de sa contre-performance de vendredi soir en quart de finale, mais fière de son tournoi.

La résidente de Vancouver qui figurait à son premier tableau principal en WTA depuis cinq ans n’a pas fait long feu. Une petite heure et 11 minutes, puis la Britannique Heather Watson mettait un terme à son inspirant parcours en deux manches de 6-3 et 6-4, au PEPS.

«Je suis sortie à plat physiquement. Je manquais d’énergie. Ça arrive certaines journées au tennis. C’est frustrant parce que je sais que je peux faire mieux, mais elle a bien joué. Elle était affamée», a commenté Marino, loin de dramatiser.

En effet, la longiligne joueuse de 27 ans a savouré deux victoires au préalable dans le tournoi, dans un contexte où elle n’avait pas la moindre attente.

«Quand je regarde le grand portrait, ça a été une excellente semaine pour moi. Je suis fière de ce que j’ai fait. Je sens que je suis à ma place», a-t-elle statué.

Toujours la bienvenue

Marino prendra maintenant la route du Texas et de la Californie pour des tournois 25K et 60K.

«Des plus petits tournois», a-t-elle souri. Je sens que je peux redevenir une bien meilleure joueuse que celle que je suis en ce moment», a-t-elle dit en faisant le souhait de revenir à Québec l’an prochain.

«Tu es signée!», a d’ailleurs lancé amicalement le directeur du tournoi à ce propos, Jacques Hérisset.

Heather Watson prend visiblement goût à épurer les Canadiennes, elle qui avait aussi éliminé la Lavalloise Leylah Annie Fernandez au deuxième tour. En demi-finale, elle sera opposée à la Française Pauline Parmentier, huitième tête de série.

À Québec pour y rester?

Avant le match de Marino, le vice-président de Tennis Canada, Eugène Lapierre, a fait le point sur l’avenir du tournoi pour lequel les assistances semblent visiblement à la baisse. Est-ce qu’il aura toujours lieu à Québec en 2019?

«Tout à fait», a-t-il assuré, même si le portrait à plus long terme semble moins limpide.

«Je ne peux pas nier qu’on a des demandes internationales pour un tel produit. Ça vaut de l’argent. On va regarder ça, mais l’important reste le développement de notre sport. Si ce développement nous fait passer par un autre modèle, une autre affaire, ça va être à Québec. On a fait ce tournoi pendant 25 ans et on va continuer de développer quelque chose à Québec», a-t-il ajouté.

Quelque chose, mais quoi? La continuité de ce tournoi? Un plus petit tournoi disputé ailleurs qu’au PEPS? Une date en octobre ou en février? Un tout autre projet? «On n’exclut aucune option. Pour nous, ça reste un super bon tournoi et on le démontre encore cette année», a assuré Lapierre.

L’homme de tennis affirme avoir déjà discuté avec des gens de Lyon, de Detroit, de la Chine et même du Moyen-Orient en termes d’intérêt pour le tournoi.