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Canadiens

Ces joueurs que vous aimiez...

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Le Canadien a coupé les ponts avec plusieurs joueurs de renom au cours des quatre dernières décennies. La transaction qui a envoyé Patrick Roy au Colorado fait encore jaser, près de 25 ans après les faits.

Dans l’esprit de l’ancien gardien, la chute de l’ancien empire s’était amorcée peu de temps avant son départ.

Il acceptait mal que l’administration Houle disait viser une place dans les séries chaque année, alors qu’il avait été élevé dans un environnement où la Coupe Stanley représentait le seul objectif possible.

Joueurs irremplaçables

Roy a été la dernière grande vedette québécoise à défendre les couleurs du Canadien.

Son chandail flotte dans les hauteurs du Centre Bell aux côtés des Richard, Béliveau, Lafleur, Plante, Geoffrion, Bouchard, Cournoyer, Savard, Lapointe, en plus des Harvey et Moore qui, ne l’oublions pas, étaient de Montréal.

Si on est d’accord pour dire qu’une Coupe Stanley se remporte en équipe, on conviendra aussi que les conquêtes de 1986 et 1993 n’auraient pas été possibles sans la contribution de Roy. Ses deux nominations pour le trophée Conn-Smythe en sont la preuve.

L’organisation du Tricolore n’a jamais été la même après le départ de Roy. Jocelyn Thibault, qui avait été acquis dans la transaction qui l’avait envoyé à Denver, affrontait un défi impossible à surmonter.

Des piliers comme Pierre Turgeon, Vincent Damphousse et Mark Recchi ont été échangés au cours des années qui ont suivi, ce qui a créé des brèches impossibles à colmater.

L’équipe s’est enfoncée dans un gouffre, ratant les séries trois années consécutives et quatre fois en cinq ans.

Son image de marque était fortement entachée. Les chandails des nouvelles équipes de la LNH étaient la mode chez les jeunes.

Les sièges libres se comptaient par milliers au Centre Molson. L’amphithéâtre n’avait pas l’âme du Forum. Les fantômes n’avaient pas déménagé. On les cherche encore.

Deux finales d’association en 25 ans

La situation s’est améliorée avec l’entrée en scène de l’Américain George Gillett comme propriétaire.

L’organisation s’est mise à la page dans le domaine du marketing et de la vente. Les revenus ont augmenté.

En ce sens, le Canadien a su faire les bonnes choses. Le groupe CH est devenu une entreprise florissante. Mais son secteur principal, le hockey, est toujours en mode rattrapage.

Les amateurs ont eu droit à quelques bons moments.

Mais ce ne sont pas deux présences en finale d’association en 25 ans qui font époque.

Les partisans veulent une équipe compétitive. Ils rêvent de voir le Canadien remporter le dernier match de la saison.

De la misère avec les vedettes

On leur a enlevé des joueurs qu’ils aimaient.

On parlera encore longtemps de l’échange Subban-Weber. Subban représentait une distraction aux yeux de Marc Bergevin et Michel Therrien.

Mike Ribeiro avait ses problèmes, mais Bob Gainey a obtenu une bouchée de pain en retour de ses services.

José Théodore était sous le coup d’une suspension du Comité international olympique pour usage d’un produit interdit lorsque Gainey l’a échangé à l’Avalanche du Colorado contre David Aebischer. Le gardien suisse n’a pas fait long feu à Montréal, disputant 39 rencontres en deux saisons.

Chris Chelios, Claude Lemieux, Éric Desjardins et Pierre Turgeon sont d’autres joueurs qui ont été échangés durant les meilleures années de leur carrière.

La carrière de Guy Lafleur avec le Canadien n’aurait jamais dû prendre fin comme elle s’est terminée.