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Impact

Les séries dans la MLS, c'est maintenant

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Les séries éliminatoires sont bel et bien commencées dans la Major League Soccer même si dans les faits, les premiers matchs ne seront disputés que le 31 octobre.

En effet, avec six parties à jouer, l’Impact est engagé dans une lutte pour une place dans le tournoi automnal avec D.C. United, le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et l’Union de Philadelphie, que le Bleu-Blanc-Noir visite samedi soir.

L’Union occupe le cinquième rang de l’Association Est avec 40 points, quatre de plus que l’Impact alors que D.C. est septième avec 34 points et le Revolution vient au huitième rang avec 33 points.

Il y a donc deux places disponibles pour quatre équipes. La lutte s’annonce donc intense et l’Impact va devoir aller grappiller des points sur les gazons adverses s’il espère prolonger sa saison.

En séries

«On est pratiquement en séries en ce moment parce que chaque match a un impact sur l’avenir et c’est excitant », a confirmé le gardien Evan Bush.

Le vétéran admet qu’il regarde le classement et le calendrier des formations rivales, mais s’assure de ne plus y penser à compter de mercredi pour se concentrer sur le match de son équipe.

Bush a par ailleurs rappelé que les équipes en tête abordent parfois les séries éliminatoires avec une touche de complaisance qui peut sourire aux formations qui se faufilent à la dernière minute.

«Souvent dans cette ligue, les équipes qui doivent se battre pour obtenir leur place en séries sont celles qui tirent bien leur épingle du jeu en séries, nous l’avons fait dans le passé.»

Remettre ça

L’important pour le Bleu-Blanc-Noir est d’être en mesure de remettre les mêmes ingrédients sur le terrain qui lui ont permis de vaincre les Red Bulls de New York de manière convaincante, il y a deux semaines, sans surfer sur ce bon résultat.

«On ne peut pas être complaisants parce qu’on a battu New York, ce match est passé et on doit penser au prochain», a insisté Micheal Azira vendredi matin.

Rémi Garde espère surtout voir son équipe être en mesure de rejouer le même genre de rencontre sans pour autant accorder trop d’importance à cette belle performance.

«C’est un gros défi, c’est important de se souvenir de ce match, mais aussi de l’oublier parce que chaque match a sa réalité.

«Mais il faut se souvenir que ce que l’on a fait était intéressant et qu’on a eu beaucoup de comportements qu’il faut pour remporter un match», de souligner l’entraîneur qui risque fort de faire appel aux mêmes titulaires qui lui ont donné la victoire contre les Red Bulls.

Négligés

Même si l’Impact est le légitime détenteur de la sixième position avec une mince avance de deux points sur D.C. United, personne ne croit que les Montréalais seront en mesure de s’accrocher à leur position, notamment parce que D.C. va jouer six de ses sept dernières rencontres à domicile.

Rémi Garde ne se soucie guère de toutes les prédictions qui placent l’Impact sous la ligne rouge.

«Pour ceux qui accordent beaucoup d’importance à ce que l’on dit, et je respecte les gens qui portent un jugement, moi je passe beaucoup de temps à me concentrer sur ce que je peux contrôler.

«J’ai vu qu’il y avait une belle unanimité dans les pronostics, bon bien voilà, c’est comme ça.»

Motivation

Cette unanimité pourrait finalement être un bon moteur pour l’équipe. C’est du moins ce que pense Evan Bush.

«Nous avons battu plusieurs bonnes équipes cette année et souvent les détracteurs remarquent ce qu’il manquait à l’autre équipe plutôt que ce qu’on a fait de bien.

«Je crois que c’est le genre de situation qui peut nous aider à nous unifier. Tout le monde doute et c’est une bonne chose, les gens ne nous prennent pas autant au sérieux et on veut leur démontrer qu’ils ont tort.»