Alouettes

Les Alouettes s'inclinent devant les Lions

Philippe Asselin

Publié | Mis à jour

Une poussée de 19 points au dernier quart a permis aux Lions de la Colombie-Britannique de mettre fin à la série de deux victoires des Alouettes de Montréal avec un gain de 32-14, vendredi soir, au Stade Percival-Molson.

Lors de cette séquence, Garry Peters a inscrit un touché sur un retour d'interception, la défensive a obtenu un touché de sûreté et le botteur Tyler Long a réussi ses deuxième et troisième placements du match.

Chez les Alouettes, l'offensive a été horrible n'inscrivant aucun point...

Le quart-arrière Antonio Pipkin a connu une soirée particulièrement difficile, ne réussissant que 52,4% de ses passes tentées et subissant quatre interceptions.

Le quart était visiblement secoué après la rencontre, répondant aux trois premières questions des journalistes par : «J'ai mal joué».

«J'avais l'impression que nous avions une chance et j'ai fait des erreurs, a par la suite ajouté Pipkin. À chaque fois que nous [l'attaque] entrions sur le terrain, on avait une opportunité de faire des points. La défense a fait un excellent travail [...] J'ai simplement été très mauvais dans les situations où nous nous devions de marquer des points.»

Il faut cependant dire que la ligne à l'attaque l'a régulièrement laissé tomber, comme le démontre les sept sacs du quart qu'il a subis. Pipkin a bien tenté de s'en sortir avec ses jambes, mais ses 69 verges au sol en neuf courses n'ont définitivement pas été suffisantes.

L'entraîneur-chef de l'équipe perdante, Mike Sherman, a cependant tenu à défendre son pivot.

«Nous n'étions tout simplement pas bons en attaque, autant les coachs que les joueurs, a indiqué le pilot des Alouettes. Il y a eu beaucoup de problèmes sur le plan de la protection. Ça aurait été une situation difficile pour n'importe quel quart-arrière.»

Il ne serait pas surprenant que l'état-major des Alouettes se tourne vers Johnny Manziel pour le prochain match, lui qui a exprimé son incompréhension face à sa non-utilisation cette semaine.

C'est la défensive et le botteur Boris Bédé qui ont inscrit l'ensemble des points des Moineaux.

Au troisième engagement, Chip Cox a bloqué une tentative de placement, Tevaughn Campbell a alors récupéré le ballon et l'a ramené sur une distance de 87 verges pour inscrire le seul touché des siens dans cette rencontre. Ce revirement, qui plaçait les Alouettes en avant 14-13 aura cependant été l'unique moment de réjouissance des partisans montréalais.

Toujours dans le match après une demie

Certains spectateurs n'avaient même pas eu le temps de s'asseoir que l'attaque des Alouettes commettait un premier revirement. En effet, Pipkin a lancé sa première interception de la rencontre au quatrième jeu du match.

Les Lions en ont immédiatement profité, alors que le quart-arrière Jonathon Jennings a conclu une courte séquence avec une passe de touché de 16 verges à Bryan Burnham.

Jennings venait tout juste d'entrer dans la mêlée, après que le partant Travis Lulay eut dû quitter le match en raison d'un dur contact.

Heureusement pour Pipkin et sa bande, la défense a ensuite limité les Lions à trois points, tandis que le botteur Boris Bédé a réussi deux placements, ce qui a permis aux Moineaux de retourner au vestiaire avec un retard de seulement quatre points. Une faveur que n'aura jamais remis l'attaque aux deux autres unités.

Une situation qui frustrait visiblement John Bowman dans le vestiaire des siens. Le vétéran n'a cependant pas voulu jeter la pierre à personne.

«C'est un jeu d'équipe, mais on ne peut pas accorder des revirements tard comme ça dans un match aussi serré. Nous allons soutenir notre attaque, nous n'allons pas pointer personne du doigt, mais nous ne devons plus perdre des matchs comme ça. C'est la quatrième ou la cinquième fois que nous échappons un match. Nous aurions vraiment une meilleure fiche, si nous arrêtions d'échapper des matchs.»