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Karl Alzner veut exceller sur tous les plans

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Il y a 66 joueurs invités au camp du Canadien de Montréal. Des 66, il en restera seulement 23 pour l’ouverture de la saison le 3 octobre prochain contre les Maple Leafs, à Toronto. Du groupe des 23, il y en a un qui a déjà clairement compris le message de Marc Bergevin.

Voyez le reportage de Marc-André Perreault sur la première journée du camp d'entraînement dans la vidéo ci-dessus.

À sa sortie des examens médicaux et physiques à la veille du premier entraînement sur glace, Karl Alzner a fait un mea culpa de sa première saison dans l’uniforme bleu, blanc et rouge.

«L’an dernier, ce n’était pas le vrai moi, a affirmé Alzner. Je sais ce que je peux offrir à une équipe. Mais ce que j’étais dans le passé, ce n’est plus assez bon pour la réalité de la Ligue nationale de hockey (LNH) d’aujourd’hui. Je devrai modifier mon jeu, j’aurai besoin d’être plus complet. Même si je ne suis plus jeune, je dois m’ajuster.»

Jadis, Alzner se concentrait à bien jouer dans son territoire avec les Capitals de Washington. Dans le jargon, il était un arrière strictement défensif. Acquis à fort prix sur le marché des joueurs autonomes le 1er juillet 2017 (cinq ans et 23,125 millions), Alzner a gardé la même recette à ses débuts à Montréal, se concentrant surtout sur son jeu dans son propre territoire.

S’il n’a jamais été un défenseur très mobile ni un maître de la relance, Alzner a maintenant comme objectif de travailler sur ses lacunes. L’an dernier, il a passé un temps fou dans son propre territoire et il a commis une multitude de revirements.

Pas assez d’attentes

Toujours d’une grande franchise avec les journalistes, le défenseur de 29 ans a refusé de se réfugier derrière la pression d’un gros contrat (salaire moyen de 4,625 millions) pour expliquer son faux départ avec le CH.

«Je dirais que c’est probablement le contraire et ça risque de sonner bizarre, a-t-il expliqué. Je n’ai peut-être pas placé assez d’attentes sur mes épaules. Je me concentrais sur mon jeu défensif et je ne voulais pas trop en faire. Je suis meilleur quand je m’implique un peu partout. Je peux rester fort dans mon territoire, mais aussi en donner plus dans les autres départements. Je ne dois pas avoir peur de relancer l’attaque et de m’impliquer offensivement. Je me souciais trop de mon jeu défensif. J’aurai de plus grandes attentes cette saison. Je devrai jouer plus rapidement et avec un meilleur tempo sans trop me retenir. J’aurai aussi besoin d’être meilleur en infériorité numérique, c’est tellement important.»

«C’est un gros marché à Montréal, c’est complètement différent de ce que je connaissais à Washington, a-t-il continué. Je voulais passer un peu inaperçu au départ. Mais ce n’était pas la bonne chose pour moi.»

En 82 matchs l’an dernier, Alzner a amassé 12 points (un but, 11 aides) et il a présenté un différentiel de -7. Il a joué un peu plus de 20 minutes en moyenne. En fin de saison, le Britanno-Colombien avait développé une complicité intéressante avec un des plus beaux espoirs de l’organisation, Noah Juulsen.

«Oui, j’ai probablement joué le meilleur hockey de ma saison avec Noah, a-t-il répliqué. Mais en même temps, nous n’avions plus rien à perdre dans les dernières semaines du calendrier. Nous étions seulement là pour jouer les trouble-fête. C’est toujours plus facile dans un tel contexte.»

Avec la perte du défenseur numéro un en Shea Weber jusqu’au début du mois de décembre, Claude Julien se croisera les doigts pour découvrir la bonne version de Karl Alzner. Il aura besoin de lui.

«Je sais maintenant à quoi m’attendre avec le Canadien et le marché de Montréal, a-t-il mentionné. Nous n’aurons pas de Crosby, Malkin, Ovechkin ou Backstrom, mais nous aurons quand même de bons joueurs. Nous jouerons avec cœur et nous voudrons causer des surprises.»

Le gros trophée à Washington

Cinquième choix au total au repêchage de 2007 par les Capitals, Alzner a passé ses neuf premières saisons dans la LNH à Washington avant de débarquer à Montréal. À sa première année loin de la capitale américaine, les Capitals ont remporté la coupe Stanley pour la première fois de leur histoire.

«Au début de l’année, nous ne nous attendions pas à les voir gagner, a-t-il dit. Mais quand les Caps ont finalement franchi le deuxième tour, j’avais dit à ma femme et à des amis qu’ils gagneraient la coupe Stanley. Il y avait trop de bons joueurs au sein de cette équipe pour ne pas battre Vegas. C’était un mélange de sentiments, mais j’étais vraiment heureux pour mes amis.»