Alouettes de Montréal

Crédit : PIerre-Paul Poulin / JdeM

Alouettes

Nicolas Boulay continue d’y croire

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MONTRÉAL - Même avec une seule victoire après les neuf premiers matchs de la saison, le Québécois Nicolas Boulay n’a jamais douté que les Alouettes de Montréal avaient ce qu’il faut pour rivaliser avec les autres équipes de la Ligue canadienne de football.

«On est tellement sur le bord de se décrocher et de gagner tous nos matchs, disait-il, lors d’un entretien tenu au cours du mois d’août. Si on peut activer les trois phases dans un match, l’attaque, la défensive et les unités spéciales, on va brûler toutes les équipes dans la ligue.»

Depuis, les Alouettes (3-8) ont vaincu les Argonauts de Toronto par le pointage de 25-22 à domicile, le 24 août, avant de battre le Rouge et Noir 21-11, le 31 août, à Ottawa. À l’aube du prochain match du club montréalais face aux Lions de la Colombie-Britannique, ce vendredi, au Stade Percival-Molson, le discours de Boulay n’a pas changé.

«En premier lieu, la raison pour laquelle on joue aussi bien présentement, c’est que dans le vestiaire, on n’a jamais arrêté d’y croire, a-t-il noté. On a gagné deux matchs en ligne et c’est comme mettre de l’huile sur un feu. On est super excités et on veut juste continuer à gagner. La victoire, c’est quasiment comme une drogue. C’est fou comment ça fait du bien. Je ne serais pas surpris qu’on puisse gagner encore cette semaine contre les Lions.»

Sur le terrain, Boulay parle justement d’une contribution de toutes les unités.

«On a du temps de possession à l’attaque qui fait toute la différence dans un match, a-t-il mentionné. Ça fait en sorte que la défensive passe un peu plus de temps sur le banc à se reposer. Quand l’attaque performe bien, la défensive va mieux. Et pour les unités spéciales, on affiche une constance depuis le début de l’année.»

Hommage à Ryder Stone

Remis d’une blessure à un mollet, Boulay a eu l’occasion de contribuer à la victoire des siens, à Ottawa, en étant employé sur les unités spéciales. Comme de nombreux observateurs, il reconnaît que la tenue du quart-arrière Antonio Pipkin fait partie des raisons expliquant les récents succès des Alouettes, mais il y a plus encore.

«Tout le monde contribue, a plaidé Boulay, tout en reconnaissant l’apport extraordinaire de Pipkin. Il y a un joueur que je vais nommer qui a été incroyable à mes yeux lors du match à Ottawa: c’est Ryder Stone, le porteur de ballon. C’est une recrue pour nous cette année. C’est un joueur canadien qui est arrivé ici un peu comme un cheveu sur la soupe. On avait Tyrell Sutton et William Stanback qui étaient blessés. On savait que Stone était bon, mais on ne s’attendait pas à des choses aussi extraordinaires honnêtement. Il a couru avec le ballon comme un champion et il a aussi bloqué comme un champion. Il a fait son travail de façon excellente. Ça démontre que lorsqu’un joueur tombe, il y en a un autre qui embarque et qui continue de faire le travail.»

Au classement, les Alouettes sont maintenant à égalité avec les Argonauts (3-8) au troisième rang de la section Est. Le Rouge et Noir et les Tiger-Cats de Hamilton, qui ont chacun un dossier de 6-5, demeurent à la portée de la formation montréalaise. Il suffit de continuer d’y croire.