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Montréal et Toronto: pas de sentiment d'appartenance

Montréal et Toronto: pas de sentiment d'appartenance

Rodger Brulotte

Publié 12 septembre
Mis à jour 12 septembre

Depuis le début de la Confédération canadienne en 1867, la bataille de territoire et de pouvoir a toujours existé entre Montréal et Toronto

Par contre, ces deux villes montrent très rarement un sentiment d’appartenance lorsqu’elles doivent prendre des décisions pour se départir de leurs actifs, autant dans le monde des affaires que dans le merveilleux monde du sport.

Lundi, le Canadien a échangé Max Pacioretty. Plus tôt cet été, les Raptors  ont échangé leur joueur vedette, DeMar DeRozan.

Le 31 août dernier, les Blue Jays ont aussi démontré que leur sentiment d’appartenance n’existe pas lorsqu’ils ont laissé partir Josh Donaldson aux Indians de Cleveland.

Le départ de Donaldson était prévisible, car il n’y avait aucune possibilité qu’une entente de plusieurs saisons soit signée. Les Jays ont-ils attendu trop tard comme dans le cas de Jose Bautista? Sans aucun doute.

Fond de controverse autour de Guerrero fils

La transparence est aussi une façon déguisée de ne pas dire la vérité.

L’Association des joueurs du baseball majeur, sous le signe d’une source qu’on ne peut identifier, déclare que les Jays ont contourné le règlement qui permet à la formation de rajouter des joueurs en ne faisant pas appel à Vladimir Guerrero fils pour se joindre à eux.

Les Jays répliquent en disant que «Vlad» doit améliorer son jeu en défensive. Ils ont été transparents, mais permettez-moi de mettre en doute la réalité de ce commentaire.

Le point que je tiens à expliquer ici, c’est que les Jays ont raison tandis que l’Association des joueurs doit respecter la convention collective qui a été signée et approuvée par les joueurs.

Si les Jays avaient rappelé Guerrero fils, ils auraient perdu un an d’admissibilité  à l’arbitrage et à l’autonomie de ce dernier. Pour à peine 20 matchs, les Jays ne pouvaient se permettre de perdre 162 rencontres de leur joueur vedette.

Les grands perdants sont sans aucun doute les amateurs de baseball de Toronto. Ces partisans sont privés de voir à l’œuvre de jeunes joueurs talentueux comme Guerrero fils, Bo Bichette et Cavan Biggio à cause d’une convention collective qui n’a jamais pris en considération les amateurs.