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Un précieux point à l’étranger pour l'Impact

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L’Impact a réussi ce que peu d’équipes sont parvenues à faire au Rio Tinto Stadium, c’est-à-dire soutirer un verdict nul de 1 à 1 face au Real Salt Lake, samedi soir.

Mené 1 à 0 à la mi-temps à la suite d’un pénalty réussi de Joao Plata, l’Impact semblait à plat au retour de la pause.

Il s’est cependant animé quand, sur un coup de pied de coin truqué, Saphir Taïder a refilé la balle à Alejandro Silva qui a tout de suite remis à Jukka Raitala. Y allant d’une bonne frappe, le Finlandais a inscrit son tout premier but dans la MLS à la 55e minute pour ramener tout le monde à la case départ.

Avec sa neuvième passe de la saison, Silva est désormais à égalité avec Ignacio Piatti pour le plus grand nombre de passes dans une saison. De fait, il en a obtenu sept lors des neuf derniers matchs.

Quant à Evan Bush, il a une fois de plus brillé avec cinq arrêts.

Les conditions n’étaient pas faciles pour le Bleu-blanc-noir qui a dû composer avec un long voyage, l’altitude, la chaleur et une qualité de l’air rendue douteuse par un smog causé par les feux de forêt californiens.

Si l’équipe de Rémi Garde semblait partie pour offrir le match aux locaux en première demie, elle s’est bien reprise et a offert une seconde demie de bonne qualité.

Ce n’est pas une mince affaire que de déstabiliser le Real Salt Lake à domicile, qui a une fiche de 9-1-3 au Rio Tinto Stadium où se sont entassés 18 901 spectateurs samedi soir.

Ce verdict nul donne 30 points à l’Impact, qui est à égalité avec Philadelphie. L’Union hérite cependant de la 5e position en vertu de son meilleur différentiel de buts.

Maladresses

Dès le début du match, l’Impact a affiché sa volonté de jouer vers l’avant, mais il y a eu tellement de maladresses qu’on ne sait pas par où commencer.

Pour un, Ignacio Piatti a semblé fébrile et a vraiment manqué de justesse dans le dernier geste même lorsqu’il avait un filet presque désert et qu’il a envoyé le ballon dans les gradins.

Alejandro Silva, Saphir Taïder et Ken Krolicki ont eux aussi eu leurs problèmes avec un tir qui manquait d’aplomb, une passe qui tardait à venir ou qui était imprécise.

Mais le pire, c’est Matteo Mancosu, qui a eu toutes sortes d’occasions de déjouer Nick Rimando sans en profiter.

Il a notamment eu un filet à peu près vide et n’est pas parvenu à décocher un tir alors que plus tard, il s’est échappé, mais s’est enfargé dans la balle plutôt que de tirer.

Manque de créativité

Ce qui ressort de cette prestation, c’est le manque de créativité offensive qui mine l’attaque de cette équipe.

Pour preuve, on n’a qu’à regarder les statistiques du match puisque l’Impact n’a cadré que 3 de ses 12 tirs.

Oui, l’Impact a des munitions intéressantes en Piatti, Silva et Taïder, mais il manque cet attaquant qui va faire en sorte que la sauce prend.

Malheureusement pour Mancosu, il n’est de toute évidence pas cet homme, mais le Bleu-blanc-noir va devoir faire avec jusqu’à la fin de la saison.

Ça, c’est à moins que Quincy Amarikwa ne vienne brouiller les cartes quand il en aura l’occasion.

Douteux

Les locaux ont pris les devants à la 26e minute quand Joao Plata a converti le tir de pénalité qu’il a obtenu peu avant.

Il faut dire que l’officiel, Chris Penso, a été plutôt généreux puisque Ken Krolicki, dans son repli, a touché au ballon et que Plata est essentiellement tombé de lui-même.

Voilà une autre situation où l’on se demande pourquoi on n’a pas pris la peine d’aller voir la reprise vidéo.