Ken Krolicki

Photo : Ken Krolicki Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Impact

Ken Krolicki ne manque pas de confiance

Publié | Mis à jour

L’Impact n’a jamais eu un brillant historique au repêchage, mais Ken Krolicki pourrait peut-être devenir le joueur qui inversera la tendance.

Sélectionné au 3e tour avec le 53e choix lors du dernier repêchage, le Nippo-Américain de 22 ans a rapidement fait sa niche dans l’effectif de Rémi Garde.

«Je ne suis pas venu ici pour être seulement un membre de l’équipe, sans jouer, a affirmé le jeune homme plus tôt cette semaine. J’ai abordé cette saison en voulant jouer et en ayant comme objectif d’être dans l’alignement.»

De là à dire qu’il allait devenir un partant presque indiscutable, il y a quand même une marge.

Confiance

Rémi Garde n’a pas tardé à faire confiance au milieu de terrain défensif en lui faisant amorcer sept des huit premiers matchs de la saison. Au total, il a participé à 20 rencontres sur 24 et a accumulé 1389 minutes de jeu, ce qui le place au huitième rang de l’équipe et qui confirme son statut de partant.

Il faut quand même le faire quand on est jusqu’à un certain point un obscur choix de repêchage dont personne n’avait entendu parler.

Mais Krolicki, lui, n’a jamais douté qu’il serait en mesure de contribuer dès sa première saison professionnelle après une carrière universitaire à Michigan State.

«J’ai confiance en moi et je savais que je pouvais jouer [dans cette ligue] et que je peux faire encore mieux dans les années à venir.»

Cible

Alors que l’équipe en arrachait, ils ont été nombreux sur les réseaux sociaux à critiquer l’utilisation de Krolicki, ne le jugeant pas prêt à évoluer dans la MLS sur une base régulière.

Puis le jeune homme a commencé à prendre le rythme et les partisans sont en train de l’adopter.

Même que lorsqu’il a raté le match à Portland le mois dernier en raison d’une légère blessure, ils ont été nombreux à le réclamer.

«Je n’utilise pas beaucoup Twitter, mais je sais que quand tu es le petit nouveau, c’est difficile de faire sa place et tu fais des erreurs. Et quand tu es une recrue, des gens se demandent pourquoi tu joues.

«Mais je suis mon plus dur critique, alors ça ne me dérange pas que les gens me critiquent. Je sais ce que j’ai fait et je sais ce que j’ai à faire.»

Progresser

La principale force de Krolicki, c’est sa capacité à ne pas répéter les mêmes erreurs. Il cherche constamment à s’améliorer.

«J’écoute beaucoup les entraîneurs et je regarde les matchs plusieurs fois pour voir ce que je fais bien et ce que je peux améliorer.

«J’essaie de ne pas répéter la même erreur deux fois, mais au soccer, c’est difficile de ne pas faire d’erreur. Je me demande toujours ce que je peux faire différemment la prochaine fois.»

Il étudie donc beaucoup le jeu, ce qui lui permet tranquillement de démontrer qu’il est aussi capable de se projeter dans le jeu offensif, ce qu’on ne voyait pas en début de saison.

L’apport de Garde

Rémi Garde est reconnu pour avoir le développement des jeunes joueurs à cœur et il le prouve avec Krolicki. Celui-ci reconnaît que son entraîneur occupe une place prépondérante dans son développement.

«Rémi a joué un énorme rôle. Ce ne sont pas tous les entraîneurs qui sont aussi patients que lui avec les jeunes joueurs.

«En début de saison, j’ai commis des erreurs et certains entraîneurs se seraient dit que ce joueur n’est pas assez bon et il va passer la saison sur le banc.»

Garde lui a donc donné le droit de faire des erreurs pourvu qu’il soit un bon élève à l’entraînement, ce que Krolicki est.

«Il a cru en moi, ça m’a donné confiance et il m’aide à devenir un meilleur joueur.»