Marc-Antoine Camirand

Photo : Marc-Antoine Camirand Crédit : ANDREANNE LEMIRE / AGENCE QMI

Course Automobile

GP de Trois-Rivières : Marc-Antoine Camirand en tête

Publié | Mis à jour

Marc-Antoine Camirand s’élancera en position de tête dimanche après-midi à l’occasion de la huitième étape de la série NASCAR Pinty’s, l’épreuve phare du Grand Prix de Trois-Rivières.

Le pilote de Saint-Léonard-d’Aston a fait la démonstration, une fois de plus, de son talent hors pair quand il a devancé de grosses pointures de la série dont Andrew Ranger qu’il a battu par seulement 24 millièmes de seconde lors de la séance de qualifications.

«C’est valorisant de partir en pole position, a dit Camirand en conférence de presse, mais on sait très bien que c’est la course qui compte.»

«Eh non, ce ne sera pas une partie de plaisir, a-t-il enchaîné. Cette première place, on la prend, mais rien n’est acquis. Je sais toutefois que j’ai une bonne voiture entre les mains, même si tellement de facteurs sont à considérer comme la météo et les conditions de la piste.»

Camirand avait également réalisé le chrono le plus rapide en qualifications en 2014, mais il n’avait rallié l’arrivée qu’en 20e place.

«Je sens que la première victoire en NASCAR est proche, a-t-il poursuivi. Et Trois-Rivières serait une bonne place pour gagner.»

La municipalité de Saint-Léonard-d’Aston n’est pas très loin de Trois-Rivières et c’est sur le circuit urbain de la Mauricie qu’il a non seulement fait ses classes dans le passé, mais qu’il a aussi accumulé les podiums dans les catégories inférieures.

Un 12e podium?

Camirand est conscient qu’une lourde tâche l’attend pour contenir la meute derrière et pour conserver sa position privilégiée jusqu’à la fin.

Ranger, avec qui il partagera la première ligne au départ, a fait de Trois-Rivières un véritable terrain de jeu.

Depuis que la série canadienne de NASCAR a été intégrée à la programmation du Grand Prix, le pilote n’a jamais fait pire qu’une deuxième place (dont quatre victoires) en 11 départs.

«La journée avait pourtant mal commencé, a expliqué le pilote de Granby, mais après quelques ajustements, tout est rentré dans l’ordre. Je suis confiant pour la suite des choses.»

La meute derrière

La deuxième rangée sera occupée par deux autres pilotes qui ont aussi appris à gagner sur le circuit urbain.

Troisième en qualifications, Kevin Lacroix a accédé à la plus haute marche du podium en 2015 et 2016 au Grand Prix de Trois-Rivières, alors qu’Alexandre Tagliani, quatrième, est le champion défendant de l’épreuve.

Les dix premières positions sur la grille de départ seront occupées par l’Ontarien D.J. Kennington, les frères [et favoris locaux] Louis-Philippe et Jean-François Dumoulin, leur coéquipier d’un week-end, le Français Frédéric Gabillon, brillant à ses premiers tours de roue en Série NASCAR Pinty’s et à Trois-Rivières, le Québécois Simon Dion-Viens et l’Ontarien James Vance.

Le fameux arrêt obligatoire

Imposé pour la première fois à Trois-Rivières, l’arrêt obligatoire pour le ravitaillement a été samedi le sujet de discussion dans le paddock.

Reste maintenant à savoir quelle stratégie vont adopter les équipes. L’expérience du passé a prouvé que les bolides pouvaient parcourir les 50 tours sans ajouter de l’essence.

Pour respecter cette nouvelle règle, certaines des écuries pourraient en effet se limiter à une halte de quelques secondes, en simulant un arrêt sans ajouter du... carburant !

Les pilotes sont forcés de s’arrêter au puits entre les 15e et 30e tours.