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Crédit : AFP

Boxe

Cinq raisons de regarder le combat Alvarez-Kovalev à TVA Sports

Publié | Mis à jour

TVA Sports présentera dimanche soir, dès 20h, le combat qui a permis à Eleider Alvarez d’arracher la ceinture WBO des mi-lourds des mains de Sergey Kovalev, le 4 août dernier.

Le duel étant initialement diffusé sur une chaîne payante, ce ne sont pas tous les amateurs de boxe du Québec qui ont pu le regarder en direct. Ce sera le moment de se reprendre.

Voici cinq raisons de regarder, ou de revoir, le duel Alvarez-Kovalev :

1 – Un combat qu’Alvarez attendait depuis longtemps

Boxeur de classe mondiale, Eleider Alvarez attendait depuis longtemps sa chance de se battre pour un titre. Après avoir longuement espéré affronter Adonis Stevenson, en vain, le Montréalais d’origine colombienne a finalement obtenu sa chance, 14 mois après son dernier combat, une victoire contre Jean Pascal au Centre Bell en juin 2017. En montant sur le ring à l’aréna ETES du Hard & Rock Hotel et Casino d’Atlantic City, Alvarez était affamé et ceux qui craignaient qu’il montre des signes de rouille ont vite été rassurés.

2 – La résilience d’Alvarez devant l’adversité

De par sa puissance brute, Sergey Kovalev est l’un des boxeurs les plus dangereux au monde. Ses coups font mal et peuvent tranquillement casser les pugilistes les plus durs. Pour le battre, Alvarez a dû démontrer qu’il était capable d’encaisser. Les directs du Russe, qui donnent l’impression d’être frappé par un marteau, ont souvent atteint la cible et le futur champion a même été en difficulté à un certain moment dans le duel. Alvarez a clairement eu mal, mais, bien préparé par Marc Ramsey, il a gardé son calme et est resté droit devant son adversaire. Ce que relativement peu de boxeurs ont réussi à faire avec autant de brio contre Kovalev.

3 – Un champion facile à aimer

Alvarez, un athlète talentueux, a quitté sa Colombie natale pour faire progresser sa carrière et c’est chez nous qu’il a choisi de le faire. Contrairement à plusieurs autres boxeurs, il n’est pas particulièrement arrogant, tout en affichant une confiance tranquille. S’il n’oublie pas d’où il vient et qu’il boxe d’abord pour sa famille et ses proches, il a appris le français, semble aimer le public d’ici et a pris soin de remercier le Québec à son retour au pays, après sa victoire.

4 – Un moment historique dans la boxe québécoise

La boxe d’ici est en plein essor depuis le début des années 2000 et Alvarez n’est que le dernier produit de la formation à la québécoise à accéder au plus haut niveau. Nous nous trouvons maintenant dans une conjoncture inédite alors que trois des quatre ceintures de champion du monde chez les mi-lourds appartiennent à des boxeurs établis au Québec. Alvarez détient celle de la WBO, alors qu’Artur Beterbiev possède celle de l’IBF et la ceinture de la WBC se trouve autour de la taille d’Adonis Stevenson. Le Russe Dmitry Bivol, qui boxait en sous-carte du duel Alvarez-Stevenson, est le détenteur de la ceinture WBA.

5 – Kovalev en déroute?

Sergey Kovalev, à 35 ans, est-il sur la pente descendante? Le Russe a maintenant perdu trois de ses cinq derniers combats. Son ancien entraîneur, John David Jackson, a affirmé dans un entretien avec «The Ring» que Kovalev n’affiche plus le même sérieux qu’il y a quelques années et qu’il «a eu ce qu’il méritait» contre Alvarez. Selon Jackson, l’ancien champion était mal préparé physiquement et a rapidement manqué d’énergie. Cela dit, Kovalev avait exigé une clause de revanche dans son contrat. Est-ce que ce combat met donc la table pour un deuxième duel tout aussi explosif?