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Impact

Impact : s’inspirer de Portland

Publié | Mis à jour

L’Impact n’a pas gagné à ses quatre derniers matchs et s’il veut renverser la tendance, il va devoir jouer un excellent match contre le Real Salt Lake (RSL), samedi soir.

L’équipe de la capitale de l’Utah est pratiquement invincible au Stade Rio Tinto où elle présente une fiche 9-1-2 cette saison.

Sa seule défaite à domicile est survenue au second match de la saison, un cinglant revers de 5 à 1 contre Los Angeles FC.

Et ça remet les choses en perspective puisque RSL a inscrit 15 buts en 13 rencontres à domicile. Si on soustrait les cinq buts de cette anomalie contre LAFC, Salt Lake a concédé seulement 10 buts en 12 matchs à la maison.

Comme à Portland

Si l’Impact veut engranger des points pour continuer de progresser au classement, il devra s’inspirer de sa prestation contre les Timbers à Portland, il y a trois semaines.

«On peut s’inspirer du match à Portland même si on ne peut pas comparer les deux équipes. On peut voir des similitudes sur deux équipes qui sont à l’aise à domicile et qui jouent en confiance», a convenu Rémi Garde.

Matteo Mancosu a ajouté que ses coéquipiers et lui devaient ajuster certains trucs qui ont moins bien fonctionné en seconde demie contre les Timbers.

«Nous devons bien jouer défensivement, mais il faut aussi nous assurer de maintenir notre position sur le terrain en leur appliquant de la pression.»

Au-delà de l’expérience

Rémi Garde ne s’était pas encore prononcé sur les nouvelles acquisitions du club, Quincy Amarikwa, Micheal Azira et Bacary Sagna.

Si leur acquisition vient ajouter pas mal d’expérience à l’effectif, ce n’était pas l’unique but visé.

«Ce n’est pas tant l’expérience que je recherchais, a convenu Garde. C’était des joueurs qui me semblaient avoir un potentiel suffisamment intéressant pour finir la saison avec nous.»

«Ils sont engagés au minimum jusqu’à la fin de la saison et ça peut s’arrêter là. À eux de faire en sorte que ça ne s’arrête pas là.»

Car il ne faut pas négliger l’importance de ne pas avoir d’engagement au-delà de la saison actuelle, ce qui va donner une bien plus grande marge de manœuvre pour effectuer d’autres acquisitions qui cadreront mieux avec les besoins de Garde au cours de l’hiver.

Opportunité

Dans le cas spécifique de Sagna, c’est un peu l’occasion qui a fait le larron.

«Bacary, c’était une opportunité, a admis Garde. Je n’ai pas cherché à tout prix à avoir de l’expérience, j’ai cherché à avoir un joueur d’un niveau supérieur.»

Garde connaissait évidemment très bien le joueur, mais pas du tout l’homme.

«On a porté le même maillot à Arsenal, mais on ne se connaissait pas. Il connaît très bien par contre Robert Duverne puisqu’ils se sont côtoyés au sein de l’équipe de France.»

L’arrivée de Sagna va permettre de solidifier le flanc droit puisque Alejandro Silva n’hésite jamais à aider son défenseur dans la récupération de ballons.

Pas évident

Pendant qu’Anthony Jackson-Hamel est à nouveau blessé au muscle ischio-jambier, Matteo Mancosu obtiendra un autre départ comme attaquant.

Garde croit que l’Italien risque de jouer en étant beaucoup plus relâché qu’au cours du dernier mois.

«Ça n’a pas été facile pour Matteo de lire des noms qui devaient arriver pour venir vous remplacer tous les jours.»

«Il a encore beaucoup d’espace devant lui pour profiter de cette fin de saison et pour nous aider.»

Amarikwa a vu venir le coup

Quincy Amarikwa n’est pas tombé en bas de sa chaise quand il a appris qu’il passait des Earthquakes de San Jose à l’Impact.

«J’étais au courant que ça se tramait, a-t-il admis vendredi midi. Je suis dans la ligue depuis longtemps et j’ai été échangé, je l’ai vu venir.»

Amarikwa n’est peut-être pas l’attaquant tant souhaité par les partisans, mais il pourrait apporter une dimension intéressante à l’équipe.

«Je peux être extrêmement dérangeant, je me bats pour tout et je joue avec la mentalité selon laquelle l’autre va abandonner avant moi. Mon principal atout est ma capacité à faire oublier les joueurs autour de moi. Je me bats pour toutes les balles, ce qui leur crée des occasions.»

Longue absence

Amarikwa est un vétéran de 30 ans qui a aussi joué pour le Colorado, Chicago et Toronto. Il connaît le tabac, mais il a surmonté une grosse épreuve après s’être complètement démoli le genou à la fin de la saison 2016.

«J’ai mis neuf mois avant de pouvoir retourner à l’entraînement et probablement trois mois de plus pour me défaire des craintes qui viennent avec ce genre de blessure.»

«Il n’y a jamais de bon moment pour se blesser, mais disons que, dans son cas, ça tombait particulièrement mal.»

«Cette blessure n’est probablement pas survenue au meilleur moment, je venais de connaître une très bonne saison 2015. Pendant ma réadaptation, il y a eu un changement d’entraîneur et quand je suis revenu, il y a eu un autre changement.»

Perspective

Amarikwa a puisé dans cette difficile expérience et en a tiré du positif, de sorte qu’il rigole presque quand on lui fait remarquer que son dernier but remonte au 12 août 2016.

«C’est vrai que je n’ai pas marqué depuis deux ans, mais je n’ai pas joué pendant un an et demi et depuis j’ai peu joué. J’aime beaucoup remettre les choses en perspective et il faut analyser les chiffres sous tous leurs angles.»

«J’ai joué environ 9000 minutes sur 91 départs. J’ai 24 buts, 19 passes et j’ai obtenu 11 tirs de pénalité. Je ne tire pas les pénaltys alors aucun de mes buts n’a été marqué sur un tir de pénalité. J’ai donc contribué à 54 buts en 91 départs, ce n’est pas si mal.»

Amarikwa et Azira vont attendre

Même si Micheal Azira et Quincy Amarikwa ont rejoint l’équipe à Salt Lake City, il ne faut pas s’attendre à les voir dans le XI partant samedi soir.

«Micheal et Quincy ne se seront entraînés qu’une seule fois avec l’équipe, je ne les vois pas comme des partants pour ce match», a précisé Rémi Garde.

«Ils ont l’occasion de faire plus ample connaissance avec leurs coéquipiers, mais si en cours de match j’ai besoin d’eux, je n’hésiterai pas.»

Loyauté à géométrie variable

Jimmy Briand a décidé de ne pas se joindre à l’Impact parce qu’il estimait que le club n’avait pas tenu sa parole. Le voilà qui n’a pas respecté une entente morale avec Guingamp en signant avec une autre équipe de Ligue 1, Bordeaux.

Et vendredi matin, un ancien coéquipier de Guingamp, Nicolas Benezet, publiait une courte vidéo dans laquelle il se servait du maillot de Briand pour attiser les braises de son barbecue. Derrière ça, il y aurait une histoire qui n’a rien à voir avec le football.