Edmonton Oilers Wayne Gretzky

Crédit : Edmonton Sun/QMI Agency

LNH

30 ans de l’échange de Wayne Gretzky : un énorme impact aux États-Unis

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Selon l’ancien directeur général des Kings de Los Angeles Rogatien Vachon, la mégatransaction qui a emmené Wayne Gretzky en Californie il y a exactement 30 ans et un jour a été à l’origine de la montée du hockey dans le sud des États-Unis.

Occupant cette fonction avec les Kings de 1984 à 1992, le Québécois connaissait la popularité de Gretzky au Canada, mais il a indiqué qu’il ne s’attendait pas à ce qu’il ait un tel impact aux États-Unis.

«Il n’y avait aucun doute dans mon esprit que Wayne allait avoir un impact sur les Kings, a dit Vachon au site de la Ligue nationale de hockey (LNH). Je savais qu’il était un dieu au Canada, mais je n’ai jamais réalisé à quel point il allait être populaire aux États-Unis.»

Trois ans de discussions

L'arrivée de Gretzky en Californie aurait bien pu survenir beaucoup plus tôt. Bien que la transaction se soit conclue le 9 août 1988, le propriétaire des Kings Jerry Buss a tenté trois ans auparavant d’obtenir le joueur-vedette, mais il a jugé les demandes du propriétaire des Oilers d’Edmonton Peter Pocklington trop élevées.

«Dr Buss était très, très sérieux dans ses démarches pour acquérir Ways [en 1985], a dit Vachon. Une entente se dessinait, mais M. Pocklington a eu la frousse et s’est rétracté.»

Les choses se sont ensuite accélérées lorsque Buss a vendu l’équipe à Bruce McNall. Ce dernier a rapidement relancé les négociations pour en venir à une entente. Celui que l’on surnomme la Merveille a finalement été échangé en compagnie de Mike Krushelnyski et Marty McSorley en retour des attaquants Jimmy Carson et Martin Gelinas, trois choix de premier tour et 15 millions $.

Vachon et Glen Sather, directeur général des Oilers à l’époque, n’ont eu que peu de poids dans cet échange.

«Il a eu quelques discussions entre Bruce et moi. Nous avons parlé de la façon dont nous allions gérer les choix au repêchage et les joueurs impliqués», a expliqué Vachon, qui a malgré tout eu un pincement au cœur en voyant tous ces choix partir.

«Si vous être DG, vous détestez donner des choix de premier tour, a concédé Vachon. Mais si vous pensez à une transaction de cette ampleur, si vous obtenez le meilleur joueur au monde et que vous donnez six ou sept [choix], qui s’en soucie?»