Présentation du nouveau coach de l' Impact

Crédit : Ben Pelosse / JdeM

Impact

48h pour éviter l’échec

48h pour éviter l’échec

Vincent Destouches

Publié 06 août
Mis à jour 06 août

L’Impact est-il en train de passer complètement à côté de son mercato? En un mot : oui.

Rémi Garde a émis l’hypothèse, la semaine passée, que ne pas recruter était parfois la meilleure chose à faire. On ne peut qu’acquiescer, surtout dans une ligue à plafond salarial comme la MLS, où il faut bien choisir sur qui on veut investir son argent.

Mais comment l’Impact peut-il se retrouver dans cette position intenable où il doit choisir entre mal recruter ou ne pas recruter?

L’ensemble de l’état-major du club est pourtant entré dans ce mercato estival avec l’idée de renforcer l’équipe.

À commencer par Rémi Garde, qui a répété maintes et maintes fois que son effectif manquait de qualité. Le président Joey Saputo lui-même s’était montré enclin à effectuer des changements si les résultats ne s’amélioraient pas.

Alors certes, l’Impact a redressé la barre après un début de saison très poussif. Oui, cette équipe est capable d’accrocher une place en séries, en serrant les dents et en donnant son 110% à chaque match.

Mais la marge de manœuvre du Bleu-Blanc-Noir est tellement faible que laisser le club dans ce statu quo reviendrait à hypothéquer ses chances pour le restant de la saison. Les séries ne sont pas acquises...

C’est l’inconvénient de la MLS : le championnat peut se gagner ou se perdre en plein cœur de l’été, au cours duquel un effectif peut être considérablement amélioré.

Il n’y a qu’à regarder du côté de DC United, qui n’a clairement rien d’une équipe de queue de peloton depuis l’arrivée de Wayne Rooney. La pente sera dure à remonter pour les hommes de Ben Olsen, mais cela ne fait que démontrer que le dernier droit sera un combat.

L’Impact a encore quelques heures pour agir et trouver du renfort. Sinon, c’est l’affaire Jimmy Briand qui définira son mercato, et le constat ne sera pas reluisant. Et peu importe que le clan du joueur soit à blâmer pour l’issue désastreuse du dossier.

Il y a toujours des explications à ce que les gens font ou ne font pas. Mais il y a déjà eu trop de blabla dans cette saison. Le mercato, c’est le temps de l’action et de l’affirmation des ambitions. Et je ne suis pas convaincu que Montréal a bien profité de ce temps-là pour donner confiance à ses partisans.

En fait, en l’absence de mouvement d’ici l’heure limite, le club mettra une pression accrue à Rémi Garde, qui aura la lourde tâche d’obtenir un billet pour les séries avec les moyens du bord afin d’éviter une nouvelle vague de secousses à l’institution.

Qu’un club n’arrive pas à trouver l’attaquant qui lui convient, cela arrive. Parlez-en aux partisans de l’Olympique de Marseille, qui viennent de passer deux étés consécutifs à espérer leur « grantatakan »...

En vérité, tout dépend du marché. Si celui des attaquants n’est pas porteur à ce stade-ci, soit. Il est peut-être préférable de se reporter à la fenêtre des transferts suivante.

Mais dans ce cas-ci, il faut être prêt à améliorer une autre position. À l’Impact, il y a assurément besoin de renfort au milieu de terrain, voire au poste de latéral droit.

Pour avoir le fin mot de l’histoire, il faudra peut-être le 14 septembre prochain, date officielle du gel des effectifs dans la MLS. D’ici là, Montréal aura la possibilité de faire signer des joueurs sans contrat, d’où qu’ils viennent.

Recruter n’est pas une obligation. Mais dans le contexte du Bleu-Blanc-Noir, l’absence de recrutement aboutirait à un constat d’échec.