Boxe

Un champion tout sourire

Publié | Mis à jour

Il venait d’être couronné champion du monde, mais Eleider Alvarez n’est pas allé faire la fête. Après tant d’années de dur labeur et de sacrifices, il aurait pourtant eu raison de le faire.

Non, le Québécois d’origine colombienne désirait plutôt marcher jusqu’à sa chambre d’hôtel. Notre journaliste Andy Mailly-Pressoir l’a d’ailleurs suivi et a capté la scène.

«Je voulais rester tranquille. Il y avait un party à mon nom, mais je ne voulais pas [y aller]», a-t-il expliqué dans une entrevue exclusive avec TVA Sports après son combat.

Pour défaire Sergey Kovalev, Alvarez a accepté de souffrir, lui qui s’est notamment entraîné en altitude, à Bogota, dans sa Colombie natale.

«Je me suis préparé très fort, j’ai eu un bon camp d’entraînement. Mon entraîneur Marc [Ramsay] m’a fait la promesse de devenir champion du monde et je le suis aujourd’hui.»

Kovalev était en avant sur les cartes des juges avant d’être terrassé par K.-O. technique et certains diront que le «Krusher» l’aurait emporté si le combat s’était étiré sur 12 rounds. Alvarez n’a toutefois pas la même vision des choses.

«Le round difficile, c’était le quatrième. J’ai fait des choses stupides, a-t-il avoué. J’ai voulu démontrer des choses et c’est stupide de ma part. Mais après, je suis revenu avec le plan de match initial, je boxais mieux et je pense que le combat était très serré.»

C’est au septième round que la tempête a fait rage alors que «Storm» a envoyé trois fois Kovalev au tapis à l’aide de puissantes combinaisons à la tête, mais surtout grâce à un coup qui a été travaillé depuis longtemps par le pugiliste et par l'entraîneur Marc Ramsay.

«Nous avons nommé ce coup, le McIntosh [NDLR: en référence à la frappe qu'Eleider Alvarez avait utlisé pour mettre K.-O. le Britannique Danny McIntosh en 2012]. Ce coup avait été capté au meilleur moment par un photographe et on voit mon adversaire carrément en douleurs», explique Alvarez en riant.

«Chaque fois que j’essayais ce poing-là, je disais à Marc "est-ce que tu le sens?" Il disait "oui, oui, oui, je le sens, je le sens.Tu frappes fort maintenant!" J’ai dit à Marc que j’ai besoin de juste un poing comme ça ou d'un crochet. Mais le crochet n’est pas sorti», a-t-il raconté.

L’heure est désormais au repos pour le nouveau champion.

«Maintenant, je veux prendre des vacances, a exprimé Alvarez. J’ai travaillé fort. Je le mérite.»

Voyez l'entrevue exclusive d'Eleider Alvarez avec TVA Sports dans la vidéo ci-dessus.