Boxe

Eleider Alvarez terrasse Sergey Kovalev

Publié | Mis à jour

Eleider Alvarez a surpris le monde de la boxe, samedi soir, en devenant champion du monde WBO des mi-lourds.

Alvarez (24-0, 12 K.-O.) a donné tout un spectacle aux 5632 spectateurs présents dans l’aréna ETES du Hard & Rock Hotel et Casino. Il a fini le combat avec un superbe knock-out au septième round devant Kovalev (32-3-1, 28 K.-O.).

Le Québécois d’origine colombienne a atteint le Russe solidement à la tête avant qu’il ne visite le plancher.

Celui-ci est revenu sur ses pieds, mais Alvarez l’a envoyé une deuxième fois au tapis avec une superbe combinaison. Puis, le protégé de GYM a fini le boulot avec une autre combinaison à la tête.

Alvarez devait disputer un combat qui frôle la perfection et il est parvenu à le faire.

Après un premier round marqué par la nervosité du moment, le nouveau champion est parvenu à se faire respecter par Kovalev avec son jab et sa force de frappe.

Par la suite, il a concédé les rounds quatre à six à Kovalev qui était plus incisif avec ses coups. Toutefois, l’ancien champion unifié a frappé une «tempête» qui s’appelait Alvarez.

Après le combat, Kovalev a quitté le ring seulement quelques minutes après la fin du duel sans féliciter son adversaire. Il a affirmé pendant la semaine qu’il avait changé, mais dans le fond, on peut en douter.

Selon les cartes des juges, Kovalev était en avant. Deux des trois juges ont donné cinq rounds sur six à l’ancien champion. C’est une bonne lecture de la situation. «Le Journal de Montréal» en avait donné quatre.

Une douce folie

Après le combat, Alvarez a donné plusieurs entrevues avant de retraiter au vestiaire, dont une à HBO.

«Je veux remercier Dieu, a souligné Alvarez avec un large sourire aux lèvres. Je veux saluer mes amis au Québec et en Colombie. Je suis tellement heureux de devenir champion.»

Il y avait une centaine d’amateurs autour d’Alvarez après le combat et ils ont tous voulu un bout de la nouvelle ceinture de leur favori. Un beau moment pour le nouveau champion et son équipe.

On comprend un peu mieux pourquoi Adonis Stevenson a tout fait pour éviter Alvarez pendant trois ans. Est-ce que «Superman» va enfin vouloir affronter «Storm» dans la prochaine année? Ça pourrait être dangereux.

Par contre, Kovalev avait une clause de revanche dans son contrat. On pourrait donc avoir un Alvarez-Kovalev II avant la fin de l’année. On aimerait avoir ce combat à Montréal. Les amateurs de boxe du Québec le méritent bien.

Bivol impressionne

Avant la finale, on a eu l’occasion de voir le champion WBA des mi-lourds Dmitry Bivol en action. Le Russe a été impressionnant pour l’emporter par décision unanime contre Isaac Chilemba (120-108 x 2, 116-112).

Ce fut une domination du début à la fin de Bivol. En fait, Chilemba a bien tenté d’installer son jab, mais il n’a jamais réussi à le faire. Avec ses déplacements rapides, Bivol a prouvé qu’il était dans une classe à part durant ce combat.

Il sera intéressant de le voir dans des duels d’unification dans un avenir rapproché. On aimerait bien le voir contre Artur Beterbiev ou Sergey Kovalev.