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Crédit : AFP

Impact

Les coulisses du transfert avorté de Briand à l’Impact

Les coulisses du transfert avorté de Briand à l’Impact

Vincent Destouches

Publié 26 juillet
Mis à jour 26 juillet

Dans les négociations de contrat comme dans la vie, c’est pas fini tant que c’est pas fini!

Jimmy Briand ne viendra donc pas renforcer l’attaque de l’Impact de Montréal, alors qu’un accord avait été annoncé entre toutes les parties.

La question qui brûle les lèvres est : « Pourquoi?!? »

Dans le dossier Briand, il y avait un accord de principe entre le joueur et l’Impact depuis quelque temps. C’est davantage du côté de l’En Avant Guingamp, actuel club de l’attaquant français, que les négociations bloquaient. Pour une raison simple.

Selon mes informations, lorsque Briand a prolongé son contrat avec Guingamp, en juin 2017, il a touché une belle prime à la signature de 750 000 €, soit environ 1,15 million de dollars canadiens. Le président guingampais, apprenant les envies de Montréal de Briand, a alors réclamé le versement d’une indemnité de réparation, puisque le joueur demandait à être libéré de son contrat avant son terme.

Le transfert de Briand de Guingamp au Bleu-Blanc-Noir s’est alors retrouvé dans une impasse.

Pour dénouer le problème, le président Joey Saputo a accepté de verser 300 000 € au club breton, soit 460 000 dollars canadiens. Même sans débourser un montant de transfert, l’Impact a donc fait un effort financier conséquent pour permettre l’arrivée de Briand à Montréal.

Plus rien ne semblait alors pouvoir entraver l’opération. Le joueur avait même un billet d’avion en poche, qui devait le voir débarquer dans la métropole mercredi soir, à 20h20.

Sauf que, durant les derniers jours, le clan Briand a tenté d’ajouter quelques éléments supplémentaires à son contrat, notamment le paiement des frais d’éducation de ses enfants, une maison cossue, une voiture de luxe...

Tout cela n’a pas plu au club montréalais, qui avait déjà fait approuver par la MLS le contrat, selon les termes discutés au préalable. En fait, il ne restait à Briand qu’à prendre l’avion et venir apposer sa signature. Mais, de son côté, le clan du joueur ne souhaitait pas se rendre à Montréal sans avoir l’assurance que le club accédait à ses demandes.

Un délai a été fixé pour en venir à une entente. En vain. Voilà l’histoire.

Tout cela me ramène à des informations qui m’étaient parvenues début juillet. À l’époque, on m’assurait que Briand n’était pas satisfait de l’offre financière de l’Impact, grosso modo similaire à celle que lui offrait Guingamp la saison précédente.

Je peux comprendre la position de Briand, qui, à presque 33 ans, père de famille et à l’aube d’un grand changement de vie, souhaite améliorer son sort. A-t-il donné son accord à contrecœur, pour ensuite tenter de bonifier l’entente au dernier moment? Cherche-t-il un dernier contrat plus juteux? Sûrement. Mais son clan s’y est mal pris avec l’Impact.

Il existe le sentiment d’un gâchis. La signature de Briand m’apparaissait parfaite pour l’Impact, autant sportivement que financièrement. Mais à la lumière de la tournure de ce dossier, je ne peux m’empêcher de repenser aux propos de Rémi Garde, qui disait en janvier vouloir s’assurer que les joueurs en provenance d’Europe venaient pour les bonnes raisons.

À un moment donné, dans le dossier Briand, j’ai le sentiment que les « bonnes raisons » se sont un peu perdues...