Impact

Rémi Garde jongle avec plusieurs possibilités

Publié | Mis à jour

Au cœur d’un mois de juillet ponctué de sept matchs en 22 jours, Rémi Garde doit jongler avec sa formation, mais il n’est pas le seul puisque son homologue des Whitecaps de Vancouver, Carl Robinson, doit aussi faire quelques pirouettes.

Voyez le reportage de Frédérique Guay dans la vidéo ci-dessus.

«J’ai encore quelques heures pour faire le point avec la santé de quelques joueurs, mais après une victoire, on récupère toujours mieux», a concédé Garde, qui jongle encore avec les possibilités.

«Je n’ai pas encore décidé exactement de la composition de l’équipe», a-t-il admis mardi ajoutant que Rod Fanni devrait être en mesure de réintégrer son poste en défense centrale.

Lundi, les joueurs ont profité d’une journée de congé histoire d’alléger le calendrier un peu. Rappelons que jeudi, l’équipe part pour une semaine à destination de Portland pour un match samedi et ensuite Vancouver pour le match retour, mercredi prochain.

Facteur canadien

Garde et Robinson vont devoir se plier à la règle qui dicte que trois partants doivent être d’origine canadienne, ce qui ne sera pas un problème pour l’entraîneur du Bleu-blanc-noir.

«On a quand même plusieurs Canadiens dans l’effectif qui jouent régulièrement.»

En termes de Canadiens, il peut compter sur Samuel Piette, Anthony Jackson-Hamel, Shamit Shome, Michael Petrasso et James Pantemis.

On doit écarter Raheem Edwards de l’équation puisqu’il a été échangé au Fire de Chicago en retour d’un montant d’allocation ciblée de 400 000 $. Acquis dans l’échange qui a envoyé Laurent Ciman à Los Angeles, Edwards aura disputé 14 matchs avec l’Impact.

Cette transaction laisse présager l’arrivée prochaine de renforts puisqu’elle donne plus de flexibilité financière à l’équipe.

Par ailleurs, l’équipe a annoncé la mise sous contrat du milieu de terrain Mathieu Choinière, qui vient de terminer son stage avec l’équipe U19 de l’Académie. Il est le frère de David, qui fait lui aussi partie de la première équipe.

Il y a aussi la question de l’identité du gardien qui sera utilisé mercredi soir. Théoriquement, ces matchs reviennent au second, soit Clément Diop, mais considérant les succès d’Evan Bush cette saison, il semble y avoir un doute chez Garde.

«C’est une réflexion. J’ai l’habitude de donner l’opportunité au second gardien, mais là aussi je continue de réfléchir.»

Long voyage

On le mentionnait, l’équipe entreprend son plus long voyage de la saison avec sept jours passés à l’étranger dès jeudi.

Celui-ci tombe plutôt bien. Daniel Lovitz est d’avis qu’on va voir de quoi est faite cette équipe.

«C’est un voyage qui va tester notre unité, tout va bien en ce moment. Un voyage comme celui-là est une bonne façon de jauger l’état d’esprit de l’équipe.»

«Je crois aussi que ça arrive à un bon moment de l’année et dans un mois où nous sommes très occupés. »

Par ailleurs, comme Portland n’a pas encore perdu à domicile (5-0-2), Garde pourrait être tenté de mettre toutes ses billes dans le match de mercredi soir.

«C’est vrai que Portland est une terre un peu hostile en ce moment pour aller glaner des points», a-t-il admis.

Attentif

Le personnel d’entraîneurs va voir à tout afin que ce long séjour dans l’Ouest ne soit pas un poids qui vienne plomber les prochaines semaines.

«On essaie d’être attentifs à tout, à la nutrition, à la diététique, à la récupération, a noté Garde. On parle de préparation invisible en France.»

Au moins, Garde et son personnel ont l’expérience des saisons encombrées, ce qui devrait favoriser la gestion du personnel.

«J’ai déjà coaché des saisons de plus de 60 matchs, alors on a un peu d’expérience sur ce qu’on peut demander aux joueurs, a rappelé Garde. Là-bas, les séances d’entraînement seront moins importantes, probablement.»

La Coupe du Monde de Rémi Garde

Rémi Garde avait le sourire facile mardi matin, surfant encore sur la frénésie de la victoire française lors de la finale de la Coupe du monde, dimanche.

«C’était superbe, une ambiance fantastique parce que c’est un énorme événement qui a été fêté dans toutes les villes.»

L’entraîneur-chef de l’Impact croit que c’est une victoire qui fera du bien aux Français, qui ne l’ont pas toujours eu facile depuis quelques années.

«On avait déjà vécu ça il y a 20 ans et je pense que ça peut faire du bien à un pays.»

Garde a regardé le match en compagnie de la plupart de ses joueurs et il admet qu’il y a eu des moments de stress.

«C’était un peu tendu au début pendant assez longtemps, mais le soulagement a été à la hauteur de ce qu’on attendait.»

Garde est revenu sur la main d’Ivan Perisic, que l’officiel argentin, Nestor Pitana, a appelé après révision vidéo. Le tir de pénalité qui a suivi a permis à Antoine Griezmann de faire 2-1. Garde estime que c’était la bonne décision.

«Pour moi, il y a penalty. La main n’est pas volontaire à 100 %, mais on ne peut pas dire qu’il ne pouvait pas faire autrement.»