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Marie-Ève Dicaire voudra désillusionner sa rivale

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Marie-Ève Dicaire (12-0-0, 0 K.-O.) profitera d’une belle vitrine pour faire l’étalage de ses habiletés, vendredi soir, alors qu’elle disputera la demi-finale du gala mettant en vedette Jean Pascal et Steve Bossé, à la Place Bell de Laval.

Voyez l'entrevue qu'elle a accordée sur les ondes de TVA Sports dans la vidéo ci-dessus.

Pour l’occasion, la Québécoise offrira à Alejandra Ayala (8-3-0, 5 K.-O.) la possibilité d’une revanche. Dicaire avait défait la Mexicaine par décision unanime en juin 2017.

Le combat avait tant été à sens unique à ses yeux qu’elle n’avait pas voulu considérer un second duel au préalable.

«Au départ, ce n'était même pas envisageable de lui donner une revanche parce qu’elle n’a gagné aucun des rounds. Par contre, elle a assisté à mon combat de février et je crois que ce fut l’affrontement le plus difficile de ma carrière.

«Je crois qu'elle a vu quelque chose et qu'elle se dit "j’ai trouvé comment battre Marie-Ève". Depuis ce temps-là, elle harcèle mes entraîneurs, elle harcèle l'organisateur (matchmaker) pour une revanche», a-t-elle raconté.

Selon Dicaire, qui demeure invaincue en 12 combats professionnels, Ayala pourrait bien être surprise lorsque le son de la cloche lancera les hostilités.

«Peut-être qu’elle a trouvé une solution miracle, mais ce qu’elle ne sait pas, c’est tout le travail qui a été fait dans le gymnase, la vitesse qui a été acquise, la confiance, les coups qui sont lancés, a-t-elle énuméré. J’ai utilisé ce combat de février comme tremplin pour devenir encore plus forte.»

La championne NABF des super-mi-moyens en sera à un deuxième combat en six semaines, mais elle n’estime pas trop expéditif son retour dans le ring.

«C’est une question de perception, et c’était le mot-clé de mon camp d’entraînement. Les gens disaient que c’est un combat rapide. Nous, on y voyait la continuité du meilleur camp d’entraînement que j’avais connu dans ma carrière», a-t-elle expliqué.

Dicaire, qui est conférencière et professeure de karaté, pourra œuvrer devant ses plus jeunes admirateurs, sachant qu’elle ne combattra pas cette fois au Casino de Montréal.

«C’est une grande partie de ma base de partisans. [...] Il y en a plusieurs qui aimeraient assister à mes combats. Pour moi, c’est une chance en or de leur offrir ce duel.»

Une 13e victoire à la fiche de la pugiliste pourrait rimer avec un combat de plus grande envergure.

«Yvon Michel est en train de négocier ça, de peaufiner tout ça, a-t-elle indiqué, sans aller plus loin. Par contre, moi j’aime regarder ce qui s’en vient bientôt et c’est vendredi. Ensuite, on regardera un petit peu plus haut.»