Boxe

Steve Bossé prêt à créer la surprise

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Ils ne sont pas nombreux à miser sur Steve Bossé à l’approche de son combat contre Jean Pascal. Mais celui qu’on surnomme «The Boss» ne se retrouve certainement pas en terrain inconnu dans le rôle de négligé.

«Partout, les gens n’ont jamais cru en moi, au hockey et en arts martiaux mixtes. Ils croyaient que je ne pouvais pas aller dans l’UFC. J’ai toujours livré la marchandise et c’est ce qui va arriver vendredi, a-t-il prédit sur les ondes de TVA Sports, lundi. Je vais battre Jean Pascal à Laval et après ça, on aura peut-être une autre opinion de ce que Steve Bossé est capable d’apporter en boxe au Québec.»

Bossé assure qu’il est aujourd’hui une version améliorée de l’athlète qui était monté dans le ring pour son premier combat de boxe professionnelle, gagné par K.-O. au 2e round contre Julio Cuellar Cabrera.

Le natif de Saint-Jean-sur-Richelieu a fourbi ses armes dans le prestigieux Kronk Gym de Detroit, aux bons soins de Sugar Hill.

«C’est l’ancienne mentalité. C’est mettre les gants à 100%. C’est vraiment "rough", c’est reconnu pour être très dur comme gym. Je savais à quoi m’attendre.

«Je suis allé vraiment chercher une coche de plus. En mettant les gants avec des partenaires de haut calibre chaque jour, j’ai progressé et Sugar Hill m’a amené à un autre niveau, surtout pour ce qui est du jeu de pieds.»

Bossé a dû être convoqué par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) avant d'obtenir son permis de boxeur, le 10 juillet dernier. La RACJ avait des doutes quant à l'implication de son agent Dan Fontaine, qui a été lié au crime organisé.

«Les dernières semaines ont été très difficiles, a-t-il confié. Je suis content que ce soit réglé. J’ai fait le ménage qu’on m’a demandé de faire pour que ce soit correct en ce moment. On regarde en avant et après le combat, on va établir quelle sera la suite des choses.»

Nouvelle promotion

Jusqu'à présent, seulement 2500 billets ont été vendus pour l'affrontement, si bien qu'une promotion «2 pour 1» est maintenant en vigueur. 

Réagissant à des ventes décevantes, Yvon Michel s'était associé au propriétaire du Beachclub de Pointe-Calumet, Olivier Primeau, pour mousser l'événement. 

«Le fait que je ne sois pas un boxeur et que je vienne des arts martiaux mixtes pour affronter un ancien champion du monde, je pense que ça dérange beaucoup, a observé Bossé. Je crois que beaucoup de gens vont vouloir le louer et le regarder à la télévision. C'est sûr que les gens vont être intrigués de voir ce qui va se passer et ce que je suis capable de faire. C'est juste un "plus" qu'Olivier Primeau arrive pour faire cette promotion. L'important, c'est qu'il y ait le plus de gens possibles dans la boîte.»

Voyez l'entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.