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Photo : Zachary Claman DeMelo Crédit : AFP

Indycar

Zachary Claman DeMelo : «Je veux battre mes compatriotes»

Agence QMI / Louis Butcher

Publié | Mis à jour

Ils seront trois pilotes canadiens, dimanche, à prendre le départ de la 12e étape de la série IndyCar, qui effectue sa halte annuelle dans les rues de Toronto, la seule course du championnat disputée au nord de la frontière.

Du nombre, le Québécois Zachary Claman DeMelo disputera sa dernière course en 2018, même si, après l’escale dans la Ville reine, le calendrier comporte encore cinq autres épreuves.

Le Montréalais de 20 ans, recruté par l’écurie Dale Coyne Racing, a signé un contrat qui l’assurait d’une participation de dix courses cette année.

Incapable de trouver les fonds suffisants pour courir à temps plein, Claman DeMelo a dû céder son volant à Pietro Fittipaldi, petit-fils d’Emerson, double champion du monde de F1, pour les sept autres manches.

Au Indy 500

Initialement, Toronto ne devait pas être son ultime présence cette année en IndyCar, mais le sérieux accident subi le 4 mai par le jeune Brésilien au circuit de Spa-

Francorchamps (en qualifications pour une épreuve du Championnat du monde d’endurance) a modifié ses plans.

«C’est toujours désolant de voir un pilote se blesser, mais, d’un autre côté, ça m’a donné l’occasion de courir sans interruption», a expliqué Claman DeMelo en entrevue au Journal vendredi.

Et surtout de participer à la classique des 500 milles d’Indianapolis à laquelle était inscrit Fittipaldi.

Or, Claman DeMelo a bien répondu à l’appel puisqu’il a inscrit le 13e chrono le plus rapide sur les 35 participants en qualifications, et ce, à sa toute première tentative sur le célèbre ovale en série IndyCar.

«L’expérience a été captivante. Et c’est évidemment le fait saillant de ma saison.»

En tête de peloton

En roulant «hors séquence», pendant que les principaux animateurs de la course s’arrêtaient pour un ravitaillement, Claman DeMelo s’est retrouvé en tête de peloton pendant quelques tours.

«Je pourrai toujours dire, relate-t-il, que j’ai mené au Indy 500 !»

Occupant ensuite le troisième rang à une vingtaine de tours de l’arrivée, il prend le pari de ne pas s’arrêter dans les puits. La démarche ne sera pas fructueuse puisqu’il tombera en panne de carburant lors du tout dernier tour.

Deux semaines plus tard au Texas, il roulait à la cinquième place quand il a été impliqué dans un accident avec le vétéran Will Power. Son meilleur résultat, une 12e place, a été obtenu sur le circuit routier d’Indianapolis le 12 mai dernier.

Des attentes élevées

Claman DeMelo ne manque pas d’ambition pour sa dernière course en 2018.

«J’adore ce circuit et Toronto, dit-il, c’est comme ma deuxième maison. Je n’ai pas l’occasion de courir souvent devant le public canadien, alors je veux bien faire. Je vise un top cinq, a-t-il poursuivi, et je veux surtout battre mes compatriotes James Hinchcliffe et Robert Wickens.»

Le Montréalais s’était illustré l’an dernier à Toronto dans la série de développement Indy Lights en accédant deux fois au podium (deuxième et troisième places) lors des deux épreuves du week-end.