Impact

«Il faut vite repartir sur une série de victoires» -Rémi Garde

Agence QMI / Dave Lévesque

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Tout le monde savait que la séquence de victoires de l’Impact ne serait pas éternelle, la défaite contre le New York City FC mercredi soir n’a donc rien de surprenant.

Elle n’est pas étonnante d’abord parce que New York n’a toujours pas perdu au Yankee Stadium cette saison. Les équipes qui s’y présentent se rendent presque toutes à l’abattoir.

Dans ce contexte, les hommes de Rémi Garde ont fait leur possible en se défendant honnêtement pendant une heure.

Mais les New-Yorkais sont méthodiques et ont fini par trouver l’ouverture. Quoiqu’avec 23 tirs, dont sept cadrés, ils allaient finir par la trouver, ce qu’ils ont finalement fait trois fois.

Et malgré la défaite, le Bleu-Blanc-Noir a conservé sa 6e place de l’Association Est. La victoire de l’Union de Philadelphie à Chicago lui a toutefois permis de rejoindre l’Impact à 24 points. L’Union compte cependant une victoire de moins.

Rotation

Sachant que New York était presque imprenable à la maison et considérant tous les matchs à venir d’ici la fin du mois, Rémi Garde a déterminé qu’il s’agissait d’un bon moment pour effectuer une rotation dans son personnel.

L’entraîneur-chef a certainement jugé qu’il valait mieux mettre toutes les énergies sur la rencontre de vendredi contre les Earthquakes de San Jose, la seconde pire formation de la MLS qui aura de surcroît effectué un voyage transcontinental pour se présenter au Stade Saputo.

Garde voulait surtout voir une équipe qui allait se battre malgré des circonstances difficiles et c’est ce qu’il a obtenu de façon générale.

«[Un score de] 3 à 0 ce n’est jamais agréable, mais ça ne doit pas du tout effacer ce qui a été fait avant, surtout que je n’ai pas vu une équipe qui n’avait pas d’âme», a insisté Garde après la rencontre.

Questionnements

Il faut tout de même admettre que la prestation de l’attaquant Anthony Jackson-Hamel soulève des questionnements.

Il est capable de marquer, il l’a prouvé avec éloquence l’an passé. Par contre, il n’a pas du tout pesé sur la défense adverse et a manqué de mordant.

Jackson a souvent insisté sur le fait qu’il se voyait comme un attaquant partant dans cette équipe, mais chaque fois qu’il obtient cette chance cette saison, il ne fait rien pour le prouver.

Oui Matteo Mancosu coûte plus cher et ne marque pas plus, mais au moins il provoque des choses et son jeu défensif est supérieur.

Mais considérant que les deux attaquants n’ont fourni que trois buts en vingt matchs, le recrutement d’un attaquant capable de marquer régulièrement doit être une priorité dans les prochaines semaines, sans quoi l’espoir de faire les séries va lentement disparaître.

Aberration

Dans un autre ordre d’idées, jouer des matchs au Yankee Stadium est une véritable aberration et représente un avantage compétitif dérangeant pour le New York City FC, qui maîtrise les avantages que lui confère son minuscule terrain, le plus petit de la ligue.

Depuis l’an passé, New York présente une fiche de 19-2-6 sur son terrain, c’est tout dire.

«C’est une des places les plus difficiles où j’ai joué, a admis Samuel Piette qui y goûtait pour la première fois mercredi. Chaque fois que j’avais la balle, j’avais l’impression que j’avais deux ou trois gars sur moi.

«Je pense que tout le monde a eu cette sensation que dès que tu avais la balle, tu étais agressé par leurs joueurs parce que le terrain est tellement petit. Ils maîtrisent bien leur jeu et leur système est basé sur leur terrain.»