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Tennis

Wimbledon: une chance que Serena est là...

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Si les grands noms du tennis masculin sont au rendez-vous pour les quarts de finale à Wimbledon, c’est bien différent du côté féminin, puisque pour la première fois de l’histoire du tournoi, aucune des 10 premières têtes de série n’est parvenue à atteindre cette étape.

C’est d’ailleurs du jamais vu dans l’histoire moderne des tournois du Grand Chelem.

Heureusement qu’il y a Serena Williams pour sauver le spectacle et les organisateurs ont dû pousser un soupir de soulagement mardi en voyant l’Américaine de 36 ans combler un déficit pour l’emporter en trois manches de 3-6, 6-3 et 6-4 contre l’Italienne Camila Giorgi, 52e joueuse mondiale, sur le court central.

Giorgi représentait son premier véritable test dans ce tournoi et Williams l’a passé avec succès, même si elle a perdu un set pour la première fois depuis le début de la quinzaine, avant de décrocher une 19e victoire de suite à Wimbledon.

La «Supermom» entend bien démontrer qu’elle est toujours la reine sur le gazon anglais, là où elle a triomphé sept fois durant son illustre carrière.

Un peu surprise

La maman d’une fillette de 10 mois sera favorite en demi-finale jeudi face à l’Allemande Julia Goerges, 13e tête de série. Une néophyte à un tel niveau dans un tournoi du Grand Chelem, Goerges a éliminé Kiki Bertens en des manches de 3-6, 7-5 et 6-1. L’autre match de demi-finale opposera Angelique Kerber à Jelena Ostapenko.

«Je sens que mon jeu s’améliore, mais il n’est pas encore à son plus haut niveau, a commenté Williams à sa sortie du terrain. J’avoue que je suis un peu surprise de me retrouver en demi-finale et de me sentir aussi bien sur le court, sans ressentir de fatigue. C’est si spécial de savoir que je peux encore gagner tout en jouant ce rôle de mère qui me comble de bonheur.»

Elle a reconnu que Giorgi lui a donné du fil à retordre au cours de ce quart de finale.

«Ce fut un match difficile, a reconnu Williams. Ma rivale était très agressive sur les retours. Je suis demeurée calme. Je savais que je devais y aller de mes meilleurs services pour espérer l’emporter et c’est ce que j’ai fait.»

Giorgi a appris...

Interrogée au sujet de son affrontement face à Williams lors d’une rencontre de presse lundi, Giorgi avait étonné, pour ne pas dire choqué quelques journalistes, en déclarant : «je ne suis pas le tennis, je veux dire, le tennis féminin».

Elle devrait peut-être le faire, car elle aurait appris que pour battre une joueuse expérimentée comme Williams, de livrer une bonne manche ne suffit pas.

Après avoir dominé le premier set 6-3, Giorgi a vu pourquoi Williams demeure une joueuse des plus coriaces, 16 mois à peine après son accouchement. Cette Serena est une athlète d’exception, qu’on l’aime ou non.

Ce ne serait aucunement surprenant de la voir triompher samedi en finale, ce qui lui permettrait d’égaler le record de 24 titres de tournois majeurs appartenant à Margaret Court.

Dabrowski éliminée en double mixte

Grosse surprise en double mixte alors que les favoris du tournoi, la Canadienne Gabriela Dabrowski et le Croate Mate Pavic, ont été vaincus 6-3 et 6-4 mardi par la paire composée des Britanniques Jay Clarke et Harriet Dart. Pavic a connu un mauvais tournoi, puisqu’il avait été éliminé rapidement en double masculin.

Dabrowski disputera mercredi son match de quart de finale en double féminin face au duo composé de Lucie Safarova et de Bethanie Mattek-Sands.