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Scott Darling ne veut pas refaire la même erreur

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Comme le Phénix qu’il a tatoué au bras droit, Scott Darling espère renaître de ses cendres, l’an prochain.

Le gardien des Hurricanes de la Caroline a connu une première campagne désastreuse à Raleigh, comme l'a démontré sa fiche de 13-21-7, son efficacité de ,888 et sa moyenne de buts de 3,18 - la pire de la ligue.

«J'ai pris la décision il y a un certain temps de faire le maximum et de faire tout ce que je peux pour être le meilleur gardien possible la saison prochaine et cela est tout mon plan pour l’été», a déclaré le portier de 29 ans dans une entrevue accordée au quotidien «News and Observer».

Une partie de la cause, de son propre aveu, vient du fait qu’il ne s’est pas présenté au camp dans une forme optimale, comme l’a si bien expliqué son nouveau directeur général, plus tôt dans le mois.

«Scott n’a pas connu une bonne année pour nous, a lancé le DG, le 1er juillet dernier. Il ne s’est pas présenté au camp d’entraînement en forme et il ne l’a jamais été par la suite.

«Je l’ai rencontré et il a une nouvelle approche dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée.»

Adaptation difficile

Alors que s’est-il passé?

«Je ne suis pas vraiment sûr, a-t-il admis. C'était un été étrange pour moi, dans ma vie personnelle. J'étais à l'aise à Chicago. Je viens de là. Trois ans, c'était le plus long séjour que j'ai passé avec une équipe.

«J'avais une vie là-bas. J'avais une maison là-bas. C'était un grand changement pour moi sur le plan personnel. Je crois que je me suis juste laissé aller et je me suis dit que ça irait comme ça.

«J'ai appris assez vite que tu ne peux pas faire ça à ce niveau.»

Il reconnait aussi que sa technique n’était pas à point et la constance, elle, déficiente.

«Il semble que tout allait mal lorsque je me présentais devant le filet, raconte-t-il, en laissant croire qu’il était au désespoir.

«T’as hâte d’aller à l’aréna un jour, puis le lendemain, tu n’as plus envie. Ça fait boule de neige. Les mois sont longs et la saison s’éternise. Ce n’est pas une façon de passer une année.»

Déjà à l’entraînement

Alors que plusieurs se demandent si Darling pourra retrouver le niveau de performance qu’il a démontré avec les Blackhawks, lorsqu’il était le substitut de Corey Crawford, Darling est déjà en gymnase pour se racheter.

Il prend les bouchées doubles avec l’entraîneur du conditionnement des Hurricanes, Bill Burniston, en gymnase depuis déjà quatre semaines. Même qu’il sue à grosses gouttes.

L’expert en musculation se dit impressionné par son protégé, qui a perdu 15 livres depuis qu’il suit son programme!

«Je suis vraiment emballé. Il est très déterminé», a assuré Burniston.

«Je ne savais pas à quoi m'attendre, pour être honnête. Ce n'est pas facile d’arriver tôt le matin et travailler toute la journée. Je pense qu'il voit des résultats et c'est pourquoi il revient.»

Darling, à qui il reste trois ans de contrat, a intérêt à être prêt au camp. Les Hurricanes ont accordé un pacte d’un an et 1,15 million $ à Petr Mrazek à l’ouverture du marché des joueurs autonomes.